Pour le Conseil du patronat du Québec, l’occupation du territoire forestier passe d’abord par le potentiel humain.

Valoriser le capital humain

MATANE — Le territoire forestier est confronté à de nombreux usages et à des actions toutes aussi diverses. Cependant, ce territoire est avant tout un milieu de vie pour les gens qui l’habitent. Toutes les activités économiques de ce territoire doivent par conséquent respecter ce milieu de vie et favoriser l’épanouissement de ses habitants, tout en développant leur appartenance et leur fierté à cet espace au cœur duquel ils ont choisi de vivre.

C’est dans cet esprit que le Conseil du patronat du Québec (CPQ) soutient qu’il faut, avant tout, valoriser le capital humain.

«Tout État qui a une juridiction sur un territoire donné a intérêt à faire en sorte que ce territoire soit occupé et soit productif de manière optimale, croit le président-directeur général du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval. Alors, le Québec est un territoire extraordinaire, avec un potentiel formidable. Il faut valoriser le potentiel; pas seulement les ressources forestières, mais aussi l’humain. On a des gens talentueux qui habitent l’ensemble du territoire.»

De ce potentiel humain découle le potentiel économique. «Il y a, entre autres, le potentiel qui est basé sur la géographie du territoire, indique M. Dorval. Ça veut notamment dire les ressources naturelles dans un contexte de développement durable. Les ressources forestières sont très importantes. Il y a plus de 200 usines reliées soit à l’exploitation forestière, soit à la transformation en bois d’oeuvre ou en papier. Il y a aussi le meuble et de plus en plus la biomasse qui s’ajoutent à ce grand levier économique.»

Le pdg du Conseil du patronat rappelle que près de 250 municipalités dépendent de la forêt et qu’elles ne sont pas toutes situées en région, mais aussi dans la capitale nationale.

«Les entreprises liées à la forêt contribuent pour 200 millions$ dans les revenus directs des municipalités du Québec, souligne M. Dorval. Donc, c’est majeur! Il y a à peu près 60 000 emplois reliés à la forêt, au papier, au bois et à la transformation. C’est beaucoup! C’est 2,5 milliards$ de salaires versés à ces employés-là.»

Le président-directeur général du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval

Le patron du CPQ souligne également l’importance de l’industrie forestière dans les exportations québécoises.

«Le bois et le papier figurent pour plus de 10% des exportations manufacturières globales du Québec», chiffre Yves-Thomas Dorval.

Il ne faut cependant pas confiner les ressources forestières uniquement à la construction et à la fabrication de papier, prévient-il. Elles sont aussi sources d’innovation, en particulier dans le domaine de l’énergie. M. Dorval salue d’ailleurs le développement de méthodes de construction qui utilisent le bois pour des édifices multi-étages, une façon de faire qui était rarement préconisée par le passé.

«Le bois est une ressource renouvelable, rappelle-t-il. De plus, c’est une ressource qui fait de la captation de CO2.»