Fort de ses conseillers, Prévibois intervient autant en forêt qu’en usine afin de s’assurer de la santé et de la sécurité des travailleurs.

Plus de technologies, moins d’accidents et de maladies professionnelles

MATANE – L’apparition des nouvelles technologies en forêt et dans les scieries a diminué les risques d’accidents et de maladies professionnelles. Si le travail forestier a longtemps occupé le haut du palmarès des métiers les plus à risques, il est aujourd’hui plus sécuritaire.

Prévibois y contribue. La mission de l’organisme à but non lucratif est de soutenir quelque 500 entreprises québécoises en matière de santé et de sécurité au travail. Celles-ci oeuvrent dans la transformation du bois, dans la forêt ainsi que dans les pâtes et papiers. «La forêt a évolué au fil du temps, tout comme dans les usines sur le plan technologique, constate le conseiller en prévention, Frédérick Villeneuve. La santé et la sécurité ont cheminé à travers ça.» 

«Dans les vingt dernières années, notre travail a eu un impact: il y a moins d’accidents, moins de lésions, moins de gravité par rapport aux lésions, moins de fréquences», ajoute le directeur de la prévention de l’organisme, Pascal Rousseau.

Au cours des deux dernières décennies, la technologie a évolué très rapidement. Dans le domaine forestier, on est passé de travaux majoritairement manuels à des tâches mécanisées. De nouvelles normes en matière de santé et de sécurité se sont ajoutées. Ne répondant parfois pas aux mêmes normes, les machines provenant de l’Europe doivent être adaptées et modifiées.

Comme les machines sont plus productives, les risques ont changé. «Au lieu d’avoir le risque qu’un arbre tombe sur un travailleur ou d’avoir des engelures en forêt, ce sont maintenant des problèmes ergonomiques; les gens manipulent des consoles, ils sont beaucoup sollicités des mains, fait observer M. Rousseau. On leur fournit des ressources pour pouvoir améliorer les postes de conduite.»

Le bruit n’a cependant pas été complètement éliminé, surtout dans les scieries de plus de trente ans. «Ça prend des protections, signale Pascal Rousseau. On essaie d’encoffrer les machines. Dans les usines les plus récentes, les gens opèrent à partir de cabines insonorisées. La surdité va diminuer avec le temps.»

Dans les usines de pâtes et papiers, les risques de blessures ou de maladies professionnelles sont aussi en diminution. «Les gens étaient à 95 décibels toute la journée à la chaleur, raconte le directeur de la prévention de Prévibois. Aujourd’hui, ils opèrent d’une salle climatisée toute vitrée et ils sortent à peu près dix minutes à l’heure.»