L’AQMAT, présidée par Richard Darveau, fait partie de la soixantaine de partenaires du Collectif pour une forêt durable.

Collectif pour une forêt durable: une mobilisation sans précédent

MATANE — Mis sur pied l’an dernier par le Conseil de l’industrie forestière du Québec, le Collectif pour une forêt durable regroupe une soixantaine de partenaires pour lesquels le développement durable des forêts québécoises leur tient à cœur.

Ces partenaires issus des milieux social, économique et municipal du Québec, accompagnés d’intervenants du secteur forestier de toutes les régions, participent à une mobilisation sans précédent axée sur la forêt et sur son immense potentiel. Les membres du Collectif s’engagent à mettre de l’avant des activités, des initiatives, des stratégies de promotion et des coups d’éclat visant à valoriser la forêt dans toutes les régions et les grandes villes du Québec. Ceux-ci sont invités à prendre la parole pour témoigner de toute l’importance que la forêt peut avoir sur leurs activités.

Parmi eux, l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT) a été l’un des premiers partenaires à joindre le Collectif en contribuant à son élaboration.

«Le Collectif vise à ce que tous les organismes et entreprises qui utilisent la forêt puissent faire un 360 degrés, illustre le président et chef de la direction de l’AQMAT, Richard Darveau. La ressource ligneuse, c’est l'un des rares trucs où on peut tellement se chicaner, mais aussi se fédérer. Là, on réussit à regarder ce qui nous rejoint, ce qui nous réunit. C’est le grand succès de ce collectif.»

Ressource fondamentale dans le secteur résidentiel

Richard Darveau, dont l’organisme représente un millier de quincailleries et de centres de rénovation réunis sous une demi-douzaine de bannières au Québec, rappelle que dans le secteur résidentiel, le bois est fondamental. «Sur les 300 principales manufactures qui ont comme ligne de production principale des matériaux ou des articles de quincaillerie pour la maison, 40% sont faits en bois, avance-t-il. C’est majeur!»

Pour le directeur du Jour de la terre, les partenaires du Collectif poursuivent tous le même objectif. «Le Jour de la terre plante beaucoup d’arbres, fait savoir Pierre Lussier. On a déjà planté, depuis 2000, plus de 700 000 arbres au Québec, souvent dans des parties plus urbaines, mais aussi en forêt privée. C’est le même amour de la forêt et des arbres qui anime autant les environnementalistes que les forestiers. C’est ce qui nous unit. C’est une façon de pouvoir regarder vers le futur.»

Selon M. Lussier, les préoccupations des environnementalistes et des forestiers sont les mêmes: «Quand l’agrile du frêne ou la tordeuse de l’épinette nous affecte, on a le même sentiment».