Stéphanie Turcotte occupe le poste de conseillère en prévention des infections à l’hôpital de Granby.
Stéphanie Turcotte occupe le poste de conseillère en prévention des infections à l’hôpital de Granby.

La prévention des infections est un domaine en constante évolution

Roxanne Caron
Roxanne Caron
La Voix de l'Est
Depuis 2014, Stéphanie Turcotte occupe le poste de conseillère en prévention des infections à l’hôpital de Granby. Comme il s’agit d’un métier spécialisé, elle a choisi d’effectuer un microprogramme dans le domaine pour ajouter une corde à son arc. Elle estime toujours qu’après six ans, il lui reste encore des connaissances à acquérir.

« C’est une profession en constante évolution. On le voit avec la COVID-19. On a de nouveaux virus et de nouvelles bactéries, c’est donc important de se tenir à jour, étant donné que c’est nous qui allons aider les équipes au niveau de la formation », explique la femme de 30 ans.

Après avoir fait sa technique en soins infirmiers au Cégep André-Laurendeau à Montréal, son intérêt pour la prévention des infections s’est accentué lors d’un stage dans le cadre de son baccalauréat en sciences infirmières au campus Longueuil.

« La personne qui m’évaluait, c’était la présidente de l’Association des infirmières en prévention des infections. J’ai travaillé à Sainte-Justine en néonatologie. On avait des cas d’infections et comme les bébés prématurés sont une clientèle vulnérable, j’ai commencé à lui poser des questions et elle m’a interpellée pour faire mon prochain stage en prévention des infections », explique Stéphanie.

Les imprévus

Cette dernière n’a eu rien de moins qu’un coup de cœur pour la profession, qu’elle affectionne pour son côté analytique, mais aussi pour le lot d’imprévus qu’elle amène. « Il n’y a pas une journée qui se ressemble ! »

Elle a ensuite été engagée à l’hôpital de Granby pour travailler sur l’unité de maternité. Lorsqu’un poste en prévention des infections s’est libéré, elle a tenté sa chance. Sur une base quotidienne, Stéphanie visite chaque unité de l’hôpital afin d’analyser et de réviser les dossiers qu’elle gère afin de voir si l’isolement est toujours nécessaire, par exemple.

Au moins une fois par semaine elle visite les cinq CHSLD publics sur le territoire afin de gérer, entre autres, les éclosions d’influenza ou de gastro-entérite.

En milieu hospitalier, elle doit aussi traiter les « alarmes ».

« S’il y a des cas d’infection urinaire positifs d’hémoculture, on analyse les dossiers pour voir si c’est attribuable à notre milieu de santé ou si le patient est déjà arrivé avec cette problématique. Si une infection est sur un étage en particulier, il faut lever l’alarme et lancer un programme de soins qu’on bâtit sur plusieurs jours », explique-t-elle.

À tout cela, s’ajoutent les imprévus qui peuvent surgir. « Comme on est de garde, il peut arriver qu’on reçoive un appel du laboratoire nous indiquant qu’il y a, par exemple, un cas de diarrhée à Clostridium difficile. On doit l’analyser et voir si on est en éclosion. Ça vire notre journée de bord, si on peut dire ! » lance- t-elle, visiblement stimulée par son travail.