ZONE Hommage aux meilleurs

50 ans de camionnage... sans accident

BÉCANCOUR — Son père était camionneur. Ses cinq frères l’ont été également. À 14 ans, Michel Bernicky apprenait à conduire avec un bloc de bois sur les pédales parce que ses jambes n’étaient pas encore assez longues. Peu de temps après, il domptait un camion de cinq tonnes en compagnie de son père. Depuis 50 ans, il a roulé en poids lourds au Canada et aux États-Unis dans toutes les conditions imaginables sans jamais faire un seul accident et sans jamais s’absenter pour cause de maladie.

Michel Bernicky, c’est l’étoile de l’entreprise de camionnage Transport OSI de Bécancour qui l’embauche depuis 20 ans. L’homme, on le comprendra, est devenu presque une légende au sein de l’Association du camionnage du Québec qui lui a récemment décerné un hommage bien mérité. Il est également en nomination à un titre canadien pour l’année 2019.

ZONE HOMMAGE AUX MEILLEURS

Dr Robert Pincott: au cœur de la communauté

COWANSVILLE — Alors que pour plusieurs, la retraite signifie farniente, soleil et détente, pour le Dr Robert Pincott, elle inclut toujours la communauté de Cowansville et l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins, là où il a exercé la médecine familiale pendant 36 ans.

S’il ne se souvient pas du moment exact où il a choisi de devenir médecin, M. Pincott sait qu’il est allé dans cette direction pour venir en aide aux autres. «J’ai suivi des cours de premiers soins pendant que j’étais dans les scouts, se rappelle-t-il. Et un jour, j’ai rencontré des gens vivant de l’aide sociale. Comme je venais d’une famille de la classe moyenne, cette pauvreté m’avait touché.»

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Valoriser le capital humain

MATANE — Le territoire forestier est confronté à de nombreux usages et à des actions toutes aussi diverses. Cependant, ce territoire est avant tout un milieu de vie pour les gens qui l’habitent. Toutes les activités économiques de ce territoire doivent par conséquent respecter ce milieu de vie et favoriser l’épanouissement de ses habitants, tout en développant leur appartenance et leur fierté à cet espace au cœur duquel ils ont choisi de vivre.

C’est dans cet esprit que le Conseil du patronat du Québec (CPQ) soutient qu’il faut, avant tout, valoriser le capital humain.

«Tout État qui a une juridiction sur un territoire donné a intérêt à faire en sorte que ce territoire soit occupé et soit productif de manière optimale, croit le président-directeur général du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval. Alors, le Québec est un territoire extraordinaire, avec un potentiel formidable. Il faut valoriser le potentiel; pas seulement les ressources forestières, mais aussi l’humain. On a des gens talentueux qui habitent l’ensemble du territoire.»

De ce potentiel humain découle le potentiel économique. «Il y a, entre autres, le potentiel qui est basé sur la géographie du territoire, indique M. Dorval. Ça veut notamment dire les ressources naturelles dans un contexte de développement durable. Les ressources forestières sont très importantes. Il y a plus de 200 usines reliées soit à l’exploitation forestière, soit à la transformation en bois d’oeuvre ou en papier. Il y a aussi le meuble et de plus en plus la biomasse qui s’ajoutent à ce grand levier économique.»

Le pdg du Conseil du patronat rappelle que près de 250 municipalités dépendent de la forêt et qu’elles ne sont pas toutes situées en région, mais aussi dans la capitale nationale.

«Les entreprises liées à la forêt contribuent pour 200 millions$ dans les revenus directs des municipalités du Québec, souligne M. Dorval. Donc, c’est majeur! Il y a à peu près 60 000 emplois reliés à la forêt, au papier, au bois et à la transformation. C’est beaucoup! C’est 2,5 milliards$ de salaires versés à ces employés-là.»

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Le Jour de la Terre et les haies brise-vent

MATANE – Le Jour de la Terre contribue à l’occupation du territoire forestier en plantant des haies brise-vent dans des zones agricoles non cultivables, plus précisément des coulées.

«C’est une façon d’augmenter la canopée et la qualité de la biodiversité des terres agricoles sans impacter les zones cultivables, explique le directeur de l’organisme», Pierre Lussier.

Ces pratiques ont été éprouvées par l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière, qui est devenu un leader dans le domaine. Deux projets-pilotes sont en cours à Sainte-Julie et à Saint-Simon en Montérégie. Après trois ans, l’organisme constate le succès.

«On se retrouve à faire de la prévention de l’érosion et beaucoup de captation de produits phyto puisque les champs sont maintenant tous drainés, souligne le directeur du Jour de la Terre. La présence des arbres est bénéfique sur le plan de la rétention d’eau. On crée aussi une valeur foncière parce qu’il y a un espace boisé au lieu d’espèces envahissantes.»

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Occuper le territoire et vivre de ses ressources (5e de 5)

Les forêts représentent presque la moitié de la superficie totale du Québec. Toutefois, cette ressource majeure de l’économie est mal connue.

Quel est l’état des lieux aujourd’hui? Comment fait-on l’exploitation raisonnable et contrôlée, l’aménagement, le reboisement, la protection de la forêt? Comment fait-on le point sur la question actuelle de la main-d’œuvre, sans oublier les efforts investis dans la recherche et l’innovation?

Dans cette série, le Groupe Capitales Médias aborde ces questions.

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À la base de l’histoire des coopératives forestières

MATANE – L’histoire des coopératives forestières du Québec repose sur l’occupation du territoire. «Les plus vieilles ont 70 ans et elles sont nées parce que les gens cherchaient des moyens de créer des emplois et d’occuper le territoire», raconte le directeur général de la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF).

«Elles se sont implantées dans la forêt en offrant de la main-d’œuvre, continue Jocelyn Lessard. Puis, elles se sont spécialisées au fil des années. Aujourd’hui, elles sont présentes dans tous les segments de l’aménagement forestier et de la transformation du bois. On fait de la récolte, de la voirie, du transport, de la sylviculture et du reboisement. On a aussi quelques usines de sciage.»

Pour la Fédération, la logique des coopératives forestières est de permettre aux populations d’occuper le territoire et de vivre des ressources qui sont disponibles, en espérant qu’elles soient le plus durable possible.

La FQCF regroupe 34 coopératives membres qui totalisent environ 3000 travailleurs et 5000 producteurs. Bien qu’elles soient présentes dans plusieurs régions du Québec, les coopératives de travailleurs sont principalement actives au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en Gaspésie, en Mauricie, dans Les Laurentides et en Abitibi. Quant aux coopératives de producteurs, elles se retrouvent surtout dans le sud du Québec.

Le réseau des coopératives forestières gère un chiffre d’affaires d’environ 300 millions$, «avec une très grande obsession à optimiser les retombées locales», selon M. Lessard.

«Quand les coopératives réussissent à faire des surplus, elles les réinvestissent localement ou elles les partagent entre leurs membres qui vont les répartir aussi localement. Il n’y a pas de fuite; les capitaux demeurent dans la région. Ce sont des entreprises qui ne se délocalisent pas non plus.»

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Gary Kobinger: le superman de la recherche

Gary Kobinger est un superman de la recherche. Chercheur originaire de Québec qui a trouvé le vaccin contre l’Ebola, il pourrait juste récolter les lauriers, mais le Dr Kobinger est en mission. Il veut battre le VIH.

À 14 ans, dans les années 80 alors qu’il regarde une émission à la télévision, il est marqué par le discours d’un jeune homme atteint du VIH. «Il a dit : “Je vais mourir parce que j’aime un autre homme”», confie-t-il.

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La certification forestière : une assurance qualité

Les populations du monde entier réalisent de plus en plus que leurs habitudes de consommation ont des incidences sur la façon dont les ressources naturelles seront exploitées. Le Québec n’y échappe pas. Par conséquent, tant les intellectuels, les dirigeants d’entreprises que les élus comprennent l’importance de promouvoir la certification forestière.

«C’est une assurance qualité, estime la vice-doyenne aux études de la faculté de foresterie, géographie et géomatique de l’Université Laval à Québec, Nancy Gélinas. La qualité est associée à l’aménagement durable des forêts. Le client a l’assurance de savoir que le produit qu’il achète provient d’une forêt qui est bien aménagée.»

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La forêt: une ressource mal connue

Les forêts représentent presque la moitié de la superficie totale du Québec. Toutefois, cette ressource majeure de l’économie est mal connue. Quel est l’état des lieux aujourd’hui?

Comment fait-on l’exploitation raisonnable et contrôlée, l’aménagement, le reboisement, la protection de la forêt? Comment fait-on le point sur la question actuelle de la main-d’œuvre, sans oublier les efforts investis dans la recherche et l’innovation? Dans cette série, le Groupe Capitales Médias aborde ces questions. 4e de 5 — Prochain rendez-vous : le 24 novembre

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Qui sont les gens de la forêt?

MATANE — Au Québec, près de 60 000 emplois directs découlent des métiers de la forêt et du bois. En y additionnant les emplois indirects et ceux du domaine récréotouristique, tout comme ceux liés à l’exploitation de produits forestiers non ligneux, ce nombre grimpe à 120 000. Mais, qui sont ces gens de la forêt?

Pour la vice-doyenne aux études de la faculté de foresterie, géographie et géomatique de l’Université Laval, les travailleurs d’usine font eux aussi partie des gens de la forêt, au même titre que ceux qui approvisionnent ces usines. Selon Nancy Gélinas, les communautés autochtones qui vivent dans les zones forestières sont également des gens de la forêt.