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Des moyens pour se sortir de l'endettement

Avant de déclarer faillite, la procédure de dernier recours, Éric Neveu, vice-président chez ImpôtExpert précise que le consommateur peut envisager d’autres options pour se sortir du pétrin de l’endettement. Voici quelques exemples.

Proposition de consommateur : procédure administrée par un syndic autorisé en insolvabilité. La proposition de consommateur ne peut dépasser cinq ans. Les paiements sont effectués par l’intermédiaire du syndic pour rembourser tous les créanciers.

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La «cenne» gestion des finances évite l'endettement

L’endettement, si l’on se fie aux nombres de faillites et aux statistiques, est une infection qui n’a qu’un seul remède. Pour se sortir de la spirale des dettes, la seule solution viable, c’est le budget pour suivre les dépenses à la cenne près.

Les statistiques des ménages canadiens et québécois en 2017 montraient un taux d’endettement toujours à la hausse. Il était à 150 % en 2011, mais il grimpait à 170 % en 2017.

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Gérer ses dettes comme une avalanche ou une balle de neige

Dans une stratégie de prise en main de ses finances pour rembourser les dettes, il y a deux méthodes : l’avalanche ou la balle neige, souligne Francine Hamel.

Dans la méthode de l’avalanche, on classe les dettes en fonctions du taux d’intérêt le plus élevé. Avec un taux 29,9 %, c’est une mauvaise dette. Elle coûte très cher lorsque l’on effectue uniquement le remboursement minimal. Mais ça pourrait être pire, surtout dans le cas de la 2e ou de 3e chance au crédit pour acheter l’auto rutilante dans la cour du concessionnaire. Le taux peut frôler ou dépasser le 40 %.

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Un outil québécois pour gérer ses finances

Outre les budgets en papier, les fichiers Excel, les calendrier ou les outils des institutions financières, il y a des logiciels pour prendre en main ses finances personnelles, dont un en français développé à Québec.

C’est Budget Express qui a été complètement modernisé par le nouveau propriétaire du logiciel Réjean Campeau. Lancé en 2001 par l’entreprise de Québec De Marque, le logiciel a connu un bon taux de pénétration dans le marché des consommateurs avec quelque 100 000 usagers. C’est l’un des rares en français fonctionnant autant sur un ordinateur Mac ou Windows.

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Ordre des ingénieurs: une confiance regagnée petit à petit

La protection du public occupe l’avant-plan de la tournée de deux mois qu’effectue Kathy Baig, présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, de février à avril. Elle passe ce message tant à ses membres qu’à l’ensemble des Québécois.

Ces tournées sont devenues un exercice annuel pour la présidente de l’Ordre des ingénieurs, qui visite 11 régions en deux mois, en plus de ses tâches habituelles. L’organisme compte 63155 membres maintenant, et sa supervision constitue un travail à temps plus que complet, note Mme Baig, alors qu’avant 2013, le président accomplissait cette tâche en maintenant un autre emploi.

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Le public reprend confiance envers les ingénieurs, selon un sondage

«Nous menons un sondage à tous les deux ans. Avant la Commission Charbonneau, l’indice de confiance du public se situait à 69%. Pendant Charbonneau, il avait baissé à 49%, un creux historique et maintenant, il est à 73%. Le public a commencé à tourner la page», précise Kathy Baig, présidente de l’Ordre des ingénieurs.

La profession se porte bien, si on en juge la courbe de croissance du nombre de membres de l’Ordre. Il a gagné 30766 ingénieurs entre 1989-1990 et 2016-2017, soit une augmentation de 95%. Le nouveau total de 63 155 ingénieurs inclut un certain nombre de retraités et d’ingénieurs juniors.

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Trois ingénieurs sur 20 sont des femmes

Les femmes représentent maintenant 14,3% des membres de l’Ordre des ingénieurs du Québec.

S’il est évident qu’il reste un rattrapage à faire pour tendre vers un meilleur équilibre, force est de constater que cette proportion a augmenté sans faille depuis 1989-1990. Elle a même plus que triplé depuis les 4,3% de l’époque.

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Pilote, une profession d’avenir

Les pilotes d’avion font partie des professionnels les plus recherchés dans le monde entier. Et la pénurie n’est pas causée seulement par le manque de candidats en formation, mais par la croissance fulgurante de l’aviation comme moyen de transport.

Pour les prochaines années, l’industrie aura besoin de 560 000 pilotes dans les 15 ou 20 prochaines années.

Les conditions de travail ont beaucoup changé en 20 ans à peine, souligne Dany Gagnon, pilote de profession et vice-président de Chrono Aviation. Il n’y a pas si longtemps, les jeunes pilotes étaient payés à l’heure de vol, même s’ils étaient en devoir pendant 8 ou 10 heures.

«Pour un vol Québec Ottawa, je partais vers 5h le matin et je revenais vers 20h à la maison. Comme le vol était d’une heure à l’aller et au retour, mon salaire de la journée était de 46 $, soit 23 $ de l’heure de vol», se souvient l’homme d’affaires. Pour augmenter le nombre d’heures vol et passer à une. étape supérieure, il fallait accepter des conditions proches du bénévolat.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les conditions de travail sont meilleures. En général, les pilotes ont un bon salaire de base et des heures de travail assez régulières. Dans certaines entreprises de nolisement comme Chrono Aviation, les pilotes bénéficient d’un régime de retraite. La pénurie de pilotes fait en sorte que les conditions se sont rapidement améliorées.

Ancien journaliste, Dany Gagnon est devenu pilote sur un coup de tête parce qu’il a été mis au défi il y a 20 ans par son ami Vincent Gagnon, aujourd’hui son partenaire d’affaires. En vol avec lui, il dit : «Ça a l’air bien facile de piloter un avion». «Mon ami m’a répondu : «si c’est si facile inscris-toi à un cours.» Un jour sur la route de l’aéroport, il s’est arrêté devant une école. Je me suis inscrit en 1999 à temps partiel et je suis devenu pilote deux ans plus tard.»

Les cours théoriques avaient lieu deux soirs par semaine et les exercices pratiques la fin de semaine. «Je pouvais travailler en même temps et payer mes cours.»

Les conditions sont très favorables pour les aspirants à cause de la demande croissante pour de nouveaux pilotes. Et Dany Gagnon ne changerait pas de métier pour rien au monde même s’il ne vole pas autant qu’avant à cause de ses obligations de gestionnaire, mais il se garde du temps pour pratiquer un métier qu’il adore.

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Le CQFA dans une classe à part

Le Centre de québécois de formation aéronautique (CQFA) est dans une classe à part. L’école d’aviation du Cégep de Chicoutimi est le seul programme public au Québec, et cette exclusivité est de plus en plus reconnue par les grandes compagnies aériennes.

Le CQFA est basé à Saint-Honoré, à environ 15 minutes de Chicoutimi. Chaque année, une quarantaine de finissants sont prêts à prendre d’assaut le marché du travail. Un marché qui est d’ailleurs en pleine effervescence, à un point tel qu’on vit une pénurie de pilotes.