Mikaël Zewski s’attend à affronter le 28 mars un protégé de l’écurie Top Rank, avec qui il a longtemps été associé.

Zewski pratique... sa patience

TROIS-RIVIÈRES — Affirmant être remis à environ 70 % de sa fracture au pouce droit, Mikaël Zewski (34-1, 23 K.-O.) peut officiellement penser à son prochain combat, le 28 mars au Centre Vidéotron. Pour un affrontement potentiel face à un des ténors de sa division, il risque toutefois de devoir patienter.

Le futur adversaire du boxeur trifluvien n’a pas été dévoilé, lundi, lors du point de presse confirmant le gala de la fin mars à Québec. Celui-ci mettra en vedette Artur Beterbiev, un protégé du Groupe Yvon Michel, contre Fanlong Meng. Oscar Rivas figure aussi sur cette programmation.

Zewski s’attend à participer au troisième ou quatrième combat en importance durant cette soirée. Selon toute vraisemblance, l’écurie américaine Top Rank aura son mot à dire dans le dévoilement de celui qui lui fera face dans le ring. Le gala est coorganisé par GYM et Top Rank.

«Plus on attend, moins j’ai de chances que ce soit un adversaire du top-10. Je m’attends à affronter un gars de Top Rank, mais je ne sais pas encore lequel. J’espère pouvoir me mesurer à un boxeur connu des Américains. Sinon, je devrai avaler la pilule...»

Le jour de sa fête, il y a quelques jours, Zewski a passé un message plutôt clair: à 31 ans et 10 ans de carrière chez les pros, il veut avoir au moins la chance de prouver qu’il peut prendre part à un combat de championnat du monde. Dans le temps des Fêtes, il a lancé une invitation sur les réseaux sociaux au Russe Sergey Lipinets, un des bons pugilistes chez les mi-moyens. Il est cependant rattaché à Premier Boxing Champions, dont il est impensable de le voir sur la carte du 28 mars à Québec.

«Mon plan idéal, le plan A, c’est que ma prochaine victoire me donnerait une occasion de croiser un champion comme Terence Crawford. Je suis conscient que les chances diminuent en ne connaissant pas l’identité de mon adversaire à un mois et demi de mon prochain combat. Je ne veux pas avoir l’air d’un bébé gâté qui se plaint, sauf que malgré mon âge, j’ai encore le physique et les habiletés d’un jeune espoir, car mon ancien gérant m’a protégé. Je suis Canadien et j’ai 35 combats, mais les autres n’ont pas beaucoup entendu parler de moi. Ça peut être un avantager, pour causer une surprise. Je veux seulement avoir la chance de me prouver.»

Zewski assure avoir toujours confiance en Yvon Michel. C’est en partie grâce à lui, dit-il, qu’il se retrouve au sein du top-10 de deux associations mondiales. «Il y a un an, j’étais plus frustré qu’aujourd’hui, car je n’étais même pas classé! Les choses ont changé pour le mieux, même si ça prend plus de temps que je l’aurais espéré.»

Zewski se produira devant son ancienne équipe de Top Rank pour la deuxième fois depuis leur séparation, il y a quelques années. «Il n’y a plus autant de tensions entre nous.»

Quant à l’entraînement, il admet qu’il ne peut mettre toute la gomme en ce moment. «Je ressens encore de la douleur quand je frappe avec ma main droite. D’ici deux semaines, il faut que ce soit réglé! La bonne nouvelle, c’est que ça continue de mieux aller. Je m’entraîne de manière différente, je travaille mon crochet de gauche et mes mouvements défensifs. J’apprends à gérer mon jab. Il faut voir le bon côté des choses.»

Hugo Lettre, un physiothérapeute habitué de traiter des boxeurs, le voit deux fois par semaine. «C’est ma première fracture, disons que je m’en serais passé! Je pensais qu’après six semaines, tu enlevais ton plâtre et c’était fini. C’est plus compliqué que ça. Je demeure confiant qu’au combat du 28 mars, je n’aurai plus de douleur.»