Après avoir passé le test de la pesée avec succès, vendredi au Casino de Montréal, Mikaël Zewski (à gauche) est prêt à en découdre avec Fernando Silva.

Zewski impatient de retrouver le ring

Il y est enfin. Après un an et demi d'absence, Mikaël Zewski (27-1) reprend son métier de boxeur avec un combat de retour qui sera présenté en sous carte du duel Fonfara-Stevenson samedi au Centre Bell.
Ce duel face à Fernando Silva (15-10-4) représente pour le Trifluvien une étape importante, puisqu'il espère par la suite parapher une entente avec le Groupe GYM. Mais avant de penser à l'aspect business de sa carrière, c'est entre les câbles que son attention doit se porter pour réussir le virage.
«J'ai hâte. J'ai de grandes attentes, je dois me calmer un peu. Je sais qu'il y aura de la rouille au premier round, je m'y suis préparé. Après, le mot d'ordre est de laisser aller mes mains», indique Zewski qui, comme son adversaire, a respecté la limite de 151 livres prévue au contrat pour cet affrontement de huit rondes. «Ça s'est très bien passé de ce côté. C'était la dernière étape avant le combat, reste juste à attendre maintenant!»
Après la pesée, Zewski et Silva ont eu droit au traditionnel face à face, qui fut sans histoire. 
«Ce fut court et c'est parfait comme ça. Ce n'est pas mon style de faire un spectacle à la pesée. Quand un gars essaie ça contre moi, je me dis toujours qu'il n'est pas si bien préparé pour le vrai combat dans le ring. Parce qu'en bout de ligne, c'est là que tout se passe.»
Silva, qui a accepté le combat à la dernière minute, n'est évidemment pas un champion du monde. Ça n'empêche pas Zewski de le respecter. «Mon agent m'a prévenu de ne pas me fier à sa fiche, qu'il était meilleur qu'elle ne l'indique. Vrai qu'il a affronté de bons boxeurs. J'ai vu quelques-uns de ses combats, il n'est pas du style à ramasser un chèque sans se battre. Je pense qu'il va s'essayer. C'est parfait, je veux montrer ce dont je suis capable.»
Fonfara a dû trimer dur
Pour la première fois de sa carrière, l'aspirant au titre des mi-lourds du WBC, Andrzej Fonfara, a dû retourner sur le tapis roulant après être monté sur le pèse-personne. 
C'est que Groupe Yvon Michel (GYM) a tenu une pesée officielle à midi, sous la supervision de la Régie des Alcools, des Courses et des Jeux, comme c'est la coutume, mais à «huis clos».
Le promoteur a ensuite tenu une autre pesée officieuse, en fin d'après-midi au Casino de Montréal, afin que les boxeurs soient plus détendus et qu'ils ne soient pas en déshydration.
«La Régie nous a suggéré de fonctionner de cette façon, a indiqué Yvon Michel. L'UFC fonctionne comme ça. Ça fait en sorte que les boxeurs sont plus relax. Ils ont une période déterminée pour embarquer sur le pèse-personne et peuvent le faire quand ils sont prêts. Ils n'ont pas à attendre leur tour. Par la suite, ils sont disponibles pour les médias, ce qui n'est habituellement pas le cas.»
«De notre côté, nous avons indiqué au promoteur que nous n'avions pas de personnel en fin d'après-midi en raison d'un événement présenté à Thetford Mines et que nous devions tenir la pesée sur l'heure du midi, comme on le fait d'habitude, a précisé Michel Hamelin, responsable de sports de combat à la RACJ. Par la suite, une fois ses obligations remplies envers nous, le promoteur peut faire ce qu'il veut avec son événement.»
Ainsi, Fonfara (29-4, 17 K.-O.) a fait osciller le pèse-personne à 175,8 livres plus tôt en journée. Après quelques exercices, il a finalement pu afficher un poids réglementaire de 174,2 livres. Le champion en titre, Adonis Stevenson (28-1, 23 K.-O.), a facilement fait le poids à 173,6 livres.
«Ce n'est pas un manque de professionnalisme de sa part, a argué Michel à propos de l'excédent de poids de Fonfara. Son équipe nous a dit que le pèse-personne à leur gymnase n'était pas calibré comme celui utilisé ce midi. Il va être prêt.»
Idem pour les pugilistes de la demi-finale, Eleider Alvarez (22-0, 11 K.-O.) et Jean Pascal (31-4-1, 18 K.-O.), qui ont respecté la limite des 175 livres.