Mikaël Zewski et le promoteur Yvon Michel parlent le même langage quand vient le temps de préparer l’année 2020 du boxeur trifluvien: les deux ont confirmé qu’une offre serait déposée au clan de Sergey Lipinets, un pugiliste qui se classe au sein du top-10 de trois des quatre fédérations internationales de boxe.

Zewski et Yvon Michel sur la même longueur d’onde

TROIS-RIVIÈRES — Yvon Michel partage l’avis de Mikaël Zewski comme quoi il serait à une ou deux victoires près d’un combat de championnat du monde. C’est dans cette optique qu’il compte lui dénicher un affrontement d’envergure, dans les premiers mois de 2020. Pourvu, bien sûr, que sa blessure au pouce droit guérisse bien.

On sait que Zewski a subi une fracture du pouce pendant son plus récent duel, le 23 novembre, contre Alejandro Davila à Québec. Ça ne l’a toutefois pas empêché de s’imposer par K.-O., un 23e pour lui en 35 sorties depuis ses débuts professionnels en 2010.

La fin de semaine dernière à New York, juste avant d’assister au gala mettant en vedette Terence Crawford, le Trifluvien a lancé une invitation à Sergey Lipinets sur les réseaux sociaux. Lipinets est répertorié au sein du top-10 de l’IBF (troisième), de la WBO (quatrième) ainsi que du WBC (septième). Le Kazakh, qui a le même âge que Zewski (30 ans), s’est montré intéressé à en découdre avec lui sur le ring.

«Dès que nous aurons la confirmation des médecins que Mikaël est pleinement rétabli, nous entamerons les pourparlers», mentionne Yvon Michel, qui ne déteste pas voir deux pugilistes échanger sur Twitter, à la vue de tous.

«Les meilleurs combats ont souvent commencé sur les réseaux sociaux», sourit le promoteur, en énumérant les arguments qui font de Lipinets, un ancien champion mondial des 140 livres, l’adversaire idéal pour Zewski. C’était la conclusion à laquelle les deux en étaient venus, dans un restaurant de la Grosse Pomme, après avoir admiré le sapin du Rockfeller Center avec leurs conjointes.

«Il n’est pas un aspirant obligatoire et je ne crois pas qu’il soit en attente d’un combat de championnat du monde non plus. C’est certain qu’on va lui faire une offre et nous allons essayer de faire sanctionner le tout comme un combat éliminatoire. Une victoire dans ce genre de duel permettrait de faire progresser le vainqueur rapidement dans les classements. Je me mets dans la position de la WBO et je prédis que c’est le type de combat qu’ils veulent voir.»

À Québec... et Trois-Rivières?

Yvon Michel le répète, l’année 2020 de Zewski en sera une charnière. Mais il faudra qu’il soit en santé.

«On a rencontré des gens de Top Rank à New York samedi, Mikaël a pu renouer avec du monde qu’il a connu dans le passé. On préfère toujours présenter un boxeur sans plâtre, d’autant plus qu’ils se souviennent surtout de sa seule défaite en carrière en 2015. Nous, on veut qu’ils pensent au gars qui vient de gagner huit combats d’affilée et qui pointe dans le top-10 de la WBO. Bientôt, il devrait être dans le top-5. À la mi-janvier, si tout se déroule comme prévu, il pourra recommencer à s’entraîner à 100 %. Mikaël n’est plus le boxeur un peu vert qu’il était lorsqu’il a perdu face à Konstantin Ponomarev en 2015. Il s’est grandement amélioré.»

Michel a eu des discussions avec Top Rank pour organiser une soirée de boxe en mars, au Centre Vidéotron. «Ça pourrait débouler assez vite. Et pour Mikaël, si ce n’est pas en mars en raison de l’état de sa main, ce sera en juin. Il faut s’assurer qu’il est correct avant de commencer l’entraînement pour un combat. J’avais pris un risque de ce genre avec Jean Pascal [en 2012] contre Tavoris Cloud et nous avions dû annuler l’affrontement.»

Le promoteur a réitéré son désir de marquer en grand l’ouverture du nouveau Colisée de Trois-Rivières avec un gala mettant en vedette Zewski, vers la fin de 2020 ou en 2021. «Si tout se déroule comme prévu, nous pourrions le faire boxer devant ses proches dans un combat fort significatif. On regarde ça avec énormément d’intérêt.»