À défaut d’enregistrer le K.-O., le Trifluvien peut dire mission accomplie, n’ayant laissé plané aucun doute sur sa supériorité aux dépens d’Aaron Herrera.

Zewski domine outrageusement Herrera

Québec — Mikaël Zewski voulait lancer un message samedi soir au Centre Vidéotron. À défaut d’enregistrer le K.-O., le Trifluvien peut dire mission accomplie, n’ayant laissé plané aucun doute sur sa supériorité aux dépens d’Aaron Herrera, qu’il a nourri joyeusement au cuir pendant 10 rondes.
C’est donc par une performance sans bavure que Zewski a décroché sa 32e victoire en 33 sorties chez les pros face à Herrera, un vétéran Mexicain (35-9-1) qui n’a jamais voulu mélanger avec lui. Les trois juges ont d’ailleurs remis des cartes identiques de 100-90 en faveur du Trifluvien.Dès le premier round, Zewski a établi son autorité. Il était l’agresseur, et Herrera ne cherchait qu’à se cramponner en défense. 

À partir du troisième assaut, quand il a compris que son rival tentait simplement de défendre sa peau, Zewski a augmenté la puissance de ses coups. Il a testé Herrera sous toutes ses coutures : par-dessus, par en-dessous, dans les flancs. Une vraie clinique!Herrera, dans une forme physique resplendissante, a été un peu plus actif dans les derniers rounds, mais  le favori de la foule a néanmoins contrôlé le duel jusqu’à la dernière cloche pour défendre sa ceinture WBC International des mi-moyens.

«Je suis content. C’est sûr que j’aurais aimé finir avec un K.-O. mais Herrera, vous l’avez vu comme moi, n’était pas intéressé à faire une guerre. Ça m’a surpris, c’est pourtant son style. Je lui ai fait mal en partant, je l’ai placé sur les talons et il n’est jamais revenu. Je pense que ce soir, j’aurais pu me battre avec n’importe qui fait partie de l’élite de ma division», expliquait Zewski quelques minutes après sa descente du ring. 

«Après tout, Herrera n’est pas un boxeur de calibre B. Je l’ai sorti de sa zone de confort. J’ai pris beaucoup de risques durant le combat pour le finir, peut-être même un peu trop. Mais bon, au final, c’est très satisfaisant comme dénouement. »

Zewski disait avoir senti au cours du duel qu’il avait fait mal à Herrera à quelques reprises. De son côté, même s’il a été peu touché, il arborait quelques ecchymoses. «C’est ma marque de commerce. Même quand je passe la balayeuse à la maison, je me ramasse avec un visage semblable! Je suis pourtant en pleine forme. Si j’ai besoin de remonter dans le ring dans quatre semaines, pas de problème!»

Son entraîneur – et paternel - abondait dans le même sens. «Mikaël était tout simplement trop rapide pour Herrera. Il lui a fait mal au corps en partant. Mikaël vient de lancer un message aux meilleurs dans sa division. Amenez-nous n’importe qui», lance Jean Zewski.  

«Mikaël a été patient, le temps est venu. J’ai confiance en son gérant (Cameron Dunkin) et en son promoteur (Yvon Michel). Ils vont livrer la marchandise, j’en suis convaincu. En tout cas, de notre bord, nous sommes prêts!»