Mikaël Zewski

Zewski de retour sur le ring en novembre

Trois-Rivières — Mikaël Zewski (33-1, 22 K.-O.) va tenter de poursuivre son ascension dans les classements mondiaux le 23 novembre au Centre Vidéotron. Répertorié dans le top 12 de trois des quatre associations majeures de boxe, le Trifluvien, qui est champion nord-américain de la NABO chez les 147 livres, s’attend à se battre pour une deuxième ceinture.

«C’est le plan. Les ceintures mineures, elles aident à grimper au classement. On veut rester actif, et améliorer notre position partout», explique Zewski.

Peu de détails ont filtré jusqu’à maintenant de cette carte concoctée par le Groupe GYM. Zewski sait toutefois qu’il ne sera pas positionné en finale. Une place certainement réservée à Marie-Ève Dicaire. «Elle est championne du monde, je comprends la situation. Je pense que je mérite de faire des finales, mais je comprends qu’en ce moment, Marie-Ève est devant», reconnaît-il.

Zewski, âgé de 30 ans, ne sait pas non plus qui lui fera face le 23 novembre. Il a vaincu difficilement le coriace Abner Lopez (27-9-1) à son dernier duel en juin. «C’est sûr que ça me prend un boxeur éligible aux ceintures, alors je m’attends à un gars du calibre à Lopez, ou encore mieux. J’ai hâte d’être fixé», sourit Zewski, qui se dit prêt d’ici là  si jamais le téléphone sonne pour un combat de plus grande envergure. «Je suis prêt à accepter n’importe qui, n’importe où si un combat peut me faire progresser plus rapidement. Être classé mondialement, ça amène parfois ce genre d’opportunités.»

HEUREUX AVEC GYM

Mathieu Boulay, du Journal de Montréal, révélait cette semaine que Christian M’Billi et Shakeel Phinn avaient déserté les rangs du Groupe GYM, de plus en plus dégarnis. Zewski, pour sa part, n’a pas l’intention de les imiter. Il se dit heureux de son association avec l’écurie d’Yvon Michel.

«Nous sommes dans des situations différentes. En tant qu’agent libre, Yvon continue de m’offrir des combats pour faire avancer ma carrière. Est-ce que j’aimerais que ça aille plus vite? Bien sûr, mais je comprends la business, et je sais que des efforts sont faits. Ça me va. Les combats qu’Yvon me donne me permettent de survivre financièrement. C’est une bonne entente.»

Zewski dit qu’il serait beaucoup plus inquiet si les têtes d’affiche de l’organisation – lire Eleider Alvarez et Oscar Rivas – quittaient. «Ce n’est pas le cas. Ils sont toujours là, et ils peuvent m’aider, par association, à dénicher un gros combat, à la télé américaine par exemple. Je n’ai pas à me plaindre de mon sort. »