Mikaël Zewski a bien failli se mesurer à un super espoir russe à Los Angeles le 12 avril.

Zewski attend le bon client

Trois-Rivières — La boxe est en ébullition au Québec depuis quelques mois. Pourtant, on entend peu parler de Mikaël Zewski (32-1, 22 K.-O.), qui s’est battu pour la dernière fois au début décembre. La raison est simple: le Trifluvien attend le bon client, qui pourra lui permettre de faire un bond appréciable dans les classements mondiaux.

Zewski croyait l’avoir trouvé en Alexander Besputin (12-0, 9 K.-O.), classé aspirant numéro un à la WBA. Il avait accepté l’offre du clan Russe pour un duel qui devait avoir lieu le 12 avril à Los Angeles. L’entente verbale n’a toutefois jamais accouché sur un contrat, alors le protégé du Groupe GYM s’est retrouvé le bec à l’eau ce printemps. «Je ne sais pas trop ce qui s’était passé. Je n’avais rien négocié, j’ai accepté l’offre initiale même si elle n’était pas très payante car c’est exactement ce genre de combat dont j’ai besoin pour me placer dans une position afin d’obtenir une chance pour un titre mondial. Besputin est excellent, il a tout un bagage amateur. Mais rendu là où je suis dans ma carrière, j’étais prêt pour ce genre de risque. Je suis un peu déçu que ce soit tombé à l’eau.»

Top Rank, qui avait initié les discussions, a quand même proposé un plan B au clan Zewski, un combat de huit rondes face à un gars moins dangereux en mai. L’athlète de 30 ans ne voyait pas les avantages d’une telle sortie, alors il a préféré rester au gym. «Bien sûr, je dois gagner ma vie. Mais un combat de huit rondes en ce moment, ça ne me servirait pas à grand chose. Tu fais des sacrifices pendant huit semaines, tu prends des coups à l’entraînement. Ça fait partie du métier, et je ne recule pas devant ça, à condition que ça puisse servir ma carrière.»

Zewski s’enligne donc vers le gala de GYM le 28 juin dans la Vieille Capitale. Il s’attend à ce qu’Yvon Michel lui déniche un redoutable adversaire qui peut lui permettre de gravir les échelons. «Ça peut être un jeune comme Besputin, ou un ancien champion du monde. Moi, je suis prêt pour n’importe qui! La seule chose que je demande, c’est un délai de huit semaines afin de pouvoir me préparer convenablement à ce combat qui sera extrêmement important pour la suite de ma carrière.»