Le Trifluvien Mikaël Zewski est enfin fixé sur l'identité de son prochain adversaire. C'est le Polonais Krzysztof Szot qu'il affrontera au Centre Bell le 18 janvier dans le cadre du gala Pascal-Bute.

Zewski affrontera un Polonais

On aura droit à un duel entre deux Polonais, le 18 janvier au Centre Bell. Mikaël Zewski a confirmé hier, par l'entremise des groupes de promotion Interbox et GYM, qu'il affronterait Krzysztof Szot, un vétéran de 35 ans qui ne s'est battu à l'extérieur de l'Europe qu'à une seule reprise en plus de cinq ans chez les professionnels.
Szot, natif de la Pologne, n'a remporté qu'un seul de ses sept derniers combats, et ce, en dépit d'un début de carrière intéressant au cours duquel il avait gagné
14 duels sur une possibilité de 15. Ça s'est toutefois gâté dans son cas au cours des 30 derniers mois: il ne revendique que quatre gains en 14 décisions.
Il a participé à son premier gala en décembre 2008 et ne s'est produit qu'une seule fois en Amérique, soit en septembre 2012, à Guelph en Ontario.
Zewski, dont les grands-parents paternels sont originaires de la Pologne, se frottera à un boxeur de la nationalité de ses ancêtres pour la première fois. «J'avoue que ça va être spécial. Mes grands-parents ont émigré au Canada en 1951 et je n'oublie pas mes racines.»
N'empêche, Szot ne constituait pas le choix que privilégiait le pugiliste de Trois-Rivières. En décembre, son agent chez Top Rank, Cameron Dunkin, lui avait promis un adversaire plus coriace. Il croyait lui en avoir déniché un, mais le 29 décembre, le principal concerné a préféré décliner l'offre du clan Zewski. 
«On ignore pourquoi il a pris cette décision, il ne lui restait que les tests médicaux à passer. Ça m'a secoué et choqué en même temps, parce que je veux passer à un autre niveau et j'avais l'impression qu'avec mon prochain adversaire, je prouverais que je peux battre des gars avec plus de potentiel. Celui dont on parle, je ne peux pas le nommer, mais je peux vous dire qu'il mise sur une belle feuille de route autant chez les amateurs que du côté des pros. Je voulais vraiment le croiser.»
Presque en catastrophe, Dunkin pensait bien avoir trouvé une roue de secours, mais son poulain a refusé trois propositions! Quand son agent lui a proposé Szot il y a quelques jours, le Trifluvien savait qu'il devait accepter, sans quoi son combat du 18 janvier aurait été compromis.
«Cameron m'a dit: "Tu le prends ou tu ne te bats pas." Je lui ai fait part de ma déception, mais d'un autre côté, je sais qu'il fait tout en son pouvoir pour m'aider. Au Québec, nous évoluons dans un marché isolé et je ne suis pas certain qu'il saisisse parfaitement cette situation. Beaucoup de gens critiquent mes adversaires et je veux leur prouver que je peux battre n'importe qui. Au moins, il a bien senti que j'étais déçu!»
Malgré sa déception, Zewski peaufinera sa préparation comme s'il s'apprêtait à disputer un combat de championnat. Szot présente un dossier à vie de 18 victoires, dont 5 par K.-O., ainsi que dix défaites et un verdict nul. Zewski, quant à lui, se pavane avec une fiche immaculée de 22 victoires, dont 17 par K.-O.
«Szot a l'air solide. Dans ses derniers combats, il n'est pas tombé souvent, je sens qu'il va être en mesure de me donner des rounds. Sinon, on ne sait pas grand-chose. Mon père l'a un peu étudié et il semble être beaucoup plus petit que moi.»
Szot a livré son dernier combat le 21 décembre, au Royaume-Uni. «Déjà ça, c'est un bon indicatif. Rares sont les gars qu'on peut affronter tôt après les Fêtes, surtout en raison de leur entraînement. J'ai bien hâte de l'affronter!»
Rappelons que les deux boxeurs monteront dans l'arène en sous-carte d'un affrontement très attendu entre Lucian Bute et Jean Pascal, dans dix jours à Montréal. Pour la première fois de sa carrière, Zewski disputera d'ailleurs un deuxième combat de suite en sol québécois.
Le 30 novembre, il avait facilement vaincu l'Américain Ryan Davis, en vertu d'une victoire par K.-O. technique au troisième round au Colisée Pepsi de Québec. Il avait servi la même médecine à Alberto herrera, un mois et demi plus tôt à Las Vegas.