Mikaël Zewski
Mikaël Zewski

Yvon Michel croit toujours en Zewski

Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Top Rank a bien failli se mordre les doigts d’avoir placé Mikaël Zewski sur la route de retour de son poulain Egidigus Kavaliauskas.

Pendant plus de six rondes samedi soir, c’est le Trifluvien qui était le patron sur le ring du MGM de Las Vegas, dans un duel impliquant deux ceintures mineures chez les 147 livres télédiffusé partout aux États-Unis et au Québec.

Assis dans son salon avec ses proches, Yvon Michel savourait chaque instant avant le coup de massue qui allait changer dramatiquement l’issue de ce duel. «Mikaël était organisé, il avait du chien. Il était beau à voir! Il démontré l’étendue de ses habiletés. Malheureusement, il s’est fait surprendre à la fin du 7e round», racontait le grand patron du Groupe GYM. «Dans la tête de Mikaël, ses meilleurs rounds s’en venaient. Au début du 7e par contre, je l’ai trouvé un peu moins concentré. Le reste, c’est l’histoire d’un coup de poing. C’est dommage. Je sais qu’il a présentement le moral dans les talons mais moi, je suis très très fier de lui. Kavaliauskas était plus amoché que lui après le combat, ce qui est contraire aux habitudes de Mikaël. Il a démontré qu’il a encore de belles années devant lui.»

À condition, évidemment, d’être toujours prêt à s’imposer les sacrifices nécessaires. Michel va laisser son poulain décanter la défaite pendant quelques jours, puis il s’entretiendra avec lui pour préparer la suite s’il est motivé à reprendre là où il a laissé à Vegas.

«La boxe, c’est cruel, car tu ne peux revenir avant plusieurs mois. Par contre, contrairement à ce qu’on peut penser, une défaite n’est pas si dramatique que ça si tu es bien entouré et que ta détermination est intacte. Si c’est le cas, ça devient de l’apprentissage», propose le promoteur. «Le clan Kavaliauskas a dû être très soulagé quand il a passé cet uppercut car jusque-là, ça n’allait pas bien de son côté. Depuis la fin du combat, tous ceux que je lis sont unanimes, Mikaël mérite une autre chance de se battre à ce niveau et je suis parfaitement d’accord. Il aura besoin de un ou deux combats puis il y aura quelqu’un, quelque part, qui voudra prouver qu’il est meilleur que Kavaliauskas et qui va défier Mikaël…», fait-il valoir. «Il y a des centaines et des centaines d’exemples de boxeurs qui ont réussi à se relever d’une défaite semblable pour revenir plus fort. Kavaliauskas est justement l’un d’eux. Ma confiance en Mikaël est intacte. Depuis le jour 1, je me suis engagé à lui permettre d’atteindre son plein potentiel et nous sommes toujours en ligne avec cet objectif.»

Tout ce que souhaite Michel, c’est que Zewski bénéficie des conditions optimales la prochaine fois pour mettre toutes les chances de son bord. «Je sais que Mikaël et Jean sont satisfaits de leur préparation mais ce fut quand même complexe et difficile comme organisation. C’était impossible, par exemple, de faire venir des partenaires d’entraînement des États-Unis même si nous avions le budget pour le faire. À ce niveau, tous les petits détails comptent…»