Le skieur bécancourois Yves Bourque a reçu la confirmation qu'il s'envolera pour Sotchi en mars afin de participer aux Jeux paralympiques en ski de fond.

Yves Bourque ira aux Jeux de Sotchi

Yves Bourque n'aurait pu recevoir un plus beau cadeau à l'approche de Noël. Mercredi, durant la Coupe du monde de ski de fond à Canmore, le skieur bécancourois a eu la confirmation qu'il représentera le Canada aux Jeux paralympiques de Sotchi en mars prochain.
«Les entraîneurs de l'équipe paralympique canadienne de ski ont tenu une réunion spéciale hier (mercredi) et ont procédé à l'annonce des élus pour les Jeux. J'étais très content quand j'ai entendu mon nom. C'était mon objectif de participer aux Olympiques et c'est un très bel accomplissement pour moi», s'est réjoui Bourque.
Et pourtant, il était loin d'être confiant quand il a été convoqué. Lors des trois courses auxquelles il a participé cette semaine à Canmore, Dame Malchance s'est mêlée de la partie et a compliqué un peu les choses.
«Je n'ai pas obtenu des résultats à mon goût. Lors du 10 km, ma première course de la semaine, je me suis légèrement blessé à l'épaule. Durant le sprint, j'ai cassé un de mes bâton et au 15 km, j'ai de nouveau ressenti de la douleur à l'épaule. Je ne voulais pas aggraver cette blessure et j'ai donc ralenti la cadence. Heureusement, j'avais accumulé assez de points durant les 52 dernières semaines pour assurer ma place au sein de l'équipe canadienne.»
Comme si ce n'était pas assez, le skieur n'avait eu que cinq jours d'entraînement sur neige depuis le début de la saison, ce qui, de son propre aveu, explique son niveau de performance moins élevé qu'à l'habitude. «C'est comme ça à chaque année. Plus la saison avance, plus mon niveau de compétition augmente. Je vais avoir encore trois gros mois pour me préparer en vue des Jeux», a confié le skieur de 47 ans.
«Jumeler travail, famille et ski n'est pas toujours facile, a-t-il poursuivi. Je compétitionne contre des gars de 25-30 ans qui pratiquent le ski de fond à temps plein, alors que c'est une tout autre chose pour moi. J'ai donné mon maximum cette semaine et, malgré tout, le résultat final y est.»
La Coupe du monde a donné une bonne idée du niveau élevé qui l'attendra à Sotchi. Le Bécancourois ne veut donc pas se fixer d'objectif irréaliste pour les Jeux paralympiques. «Un top 10-15 serait réaliste pour moi. Les Russes ont presque tout raflé aux mondiaux et ils voudront répéter cela chez eux. Ils vont être très forts. Peu importe le résultat final, une participation aux Olympiques sera assurément une belle expérience», a-t-il affirmé.
Il n'y avait que cinq places toujours disponibles sur l'équipe nationale avant les mondiaux, du moins officiellement. Trois des cinq places étaient déjà assurées à des skieurs, ce qui ne laissait que deux chaises à combler. «J'ai eu la quatrième et mon bon ami Sébastien Fortier de Québec a eu la dernière.»
Yves Bourque s'accordera une semaine de repos avant de reprendre l'entraînement et suivre le plan qui sera élaboré par son entraîneur afin d'être au sommet de sa forme à Sotchi.
Pour ce qui est de sa blessure à l'épaule subie lundi lors de la Coupe du monde, Bourque a assuré que ce n'est rien de trop grave et que ça ne lui nuira pas dans sa préparation. «J'ai eu une grosse bosse en avant de l'épaule probablement parce que j'ai trop forcé. Les conditions de neige n'étaient pas excellentes et la piste nous forçait à pousser pas mal. Ça ne m'inquiète pas vraiment, j'ai déjà eu des blessures bien plus graves dans le passé.»