Yves Bourque

Yves Bourque furieux envers le Comité international paralympique

Trois-Rivières — La décision du Comité international paralympique (CIP) d’autoriser la présence d’athlètes de la Russie aux Jeux de PyeongChang déplaît au skieur paranordique Yves Bourque, qui y voit une ouverture pour des sportifs au statut douteux.

«C’est n’importe quoi», soupire le Bécancourois de 52 ans, aux premières loges pour constater des «irrégularités» sur le circuit de la Coupe du monde de ski de fond.

«On a su que les athlètes pincés à Sotchi n’y seront pas. Peut-être, mais il y a des nouveaux qui ne semblent pas plus propres et eux, ils seront en Corée. Il me semble que ça envoie un drôle de message par rapport à la tricherie. Non, je ne suis pas impressionné par ce jugement du CIP.»

Ainsi, le CIP maintiendra la suspension du Comité paralympique russe, imposée lors des Jeux d’été de Rio. Mais à l’instar du Comité international olympique (CIO), le CIP ouvrira la porte aux Russes sous certaines conditions, dont celle de la bannière neutre.

Yves Bourque ne croit pas que cela empêchera certains athlètes de se doper. «Il y a une restructuration complète à faire. J’ai peur qu’à plus ou moins long terme, on perde de la crédibilité. Chaque fois que je regarde une épreuve de la Coupe du monde ou que j’y participe, je me pose de sérieuses questions. Les mêmes scénarios se répètent année après année, mais avec des visages différents!»

Le problème vise surtout les Russes, note Bourque. «Mais les autres pays ne sont pas plus fous. Ça va finir par prendre de l’ampleur. Notre mentalité au Canada ne changera pas, mais d’autres pourraient décider de pencher du côté du dopage, surtout en voyant les sanctions bonbons.»

Annonce officielle à venir

Il est encore tôt pour confirmer quoi que ce soit, mais disons que les chances de voir Yves Bourque participer aux épreuves du ski paranordique en Corée du Sud sont excellentes.

«Notre mentalité au Canada ne changera pas, mais d’autres pourraient décider de pencher du côté du dopage, surtout en voyant les sanctions bonbons.»

Une annonce officielle aura lieu dans les prochains jours afin de dévoiler l’équipe canadienne de cette discipline.Les bons résultats obtenus par Bourque à PyeongChang, lors d’une Coupe du monde en mars 2017, devraient être suffisants pour le propulser aux Jeux paralympiques pour la deuxième fois de sa carrière, après l’expérience de Sotchi. «J’ai une petite douleur à l’épaule gauche, mais en général, je me sens bien. Les virages à 180 degrés aux Jeux de Sotchi rendaient le parcours très difficile, mais celui de PyeongChang est mieux, avec de bonnes montées. Je suis confiant!»