En 2012 à Londres, Simon Kean (à gauche) avait vaincu, lors du tournoi olympiques, le Français Tony Yoka, qui allait devenir, quatre ans plus tard, le champion des Jeux de Rio. Yoka a invité Kean à danser récemment, mais cette fois chez les pros.

Yoka ne prêche pas dans le désert

SHAWINIGAN — À deux semaines de son combat de retour, Simon Kean a été défié mercredi par le champion olympique de 2016 Tony Yoka. À la recherche d’un rival pour l’été, Yoka a utilisé Intagram pour faire savoir au Grizzly qu’il aimerait partager à nouveau le ring avec lui. Yoka et Kean s’étaient affrontés aux Jeux de Londres en 2012, et le Trifluvien avait eu le dessus.

«Ça me fait rire qu’il me défie maintenant. Je l’ai souvent interpellé sur les médias sociaux et il ne me répondait jamais. Il m’a même bloqué à un moment donné. Tant mieux s’il a changé d’idée. Je lui ai pété la gueule à Londres, ça va me faire plaisir de lui péter la gueule quand ce sera le temps chez les pros. Je l’ai battu chez les amateurs, où son style l’avantageait. Chez les pros, c’est mon style qui est avantageux. Je vais lui faire mal!»

Kean refuse toutefois de dire s’il espère croiser à nouveau Yoka à très court terme. Ce n’est plus un secret, son promoteur et les Cataractes cherchent un rival de qualité pour juin, étant donné les demandes monétaires déraisonnables de Dillon Carman.

«Juin, c’est trop loin pour y penser. J’ai un combat le 16 mars, je dois régler le cas de Rogelio Omar Rossi (20-7-1) d’abord et avant tout. Quand ce sera fait, on parlera avec plaisir de la suite des choses. Mais d’ici là, je me concentre sur Rossi. J’ai eu une mauvaise surprise la dernière fois, pas question d’en avoir une deuxième.»

Kean a gagné ses 15 premiers duels chez les pros, avant de se faire surprendre par Carman en octobre dernier. Yoka, de son côté, a dominé les cinq premiers boxeurs qu’il a affrontés depuis qu’il est passé chez les pros.

L’entraîneur Jimmy Boisvert assure de son côté qu’il peut préparer son poulain pour Yoka si c’est la volonté d’Eye of The Tiger Management.

«Ce combat-là peut arriver demain matin quant à moi, il n’y a aucun souci. Mais bon, nous avons un contrat à honorer avant d’étudier nos options. Là, c’est Rossi. Personne ne fera dévier Simon du plan.»