Audrey Girard est celle qui a attiré un programme de volleyball à l’UQTR, il y a 15 ans.

Volleyball à l'UQTR: Audrey Girard comblée

Trois-Rivières — Principale architecte de la naissance d’un programme d’excellence en volleyball féminin sur le campus de l’UQTR au début des années 2000, Audrey Girard a eu du mal à contenir ses émotions, mercredi, en apprenant que les Patriotes retourneraient en division 1, à l’automne 2020.

«J’ai versé une petite larme», sourit celle qui demeure maintenant dans la région de Repentigny. «Ça ramène beaucoup de fierté. J’avais travaillé en 2003 pour convaincre les dirigeants du CAPS que nous devions être représentées en volleyball.»

Audrey Girard n’a jamais dirigé l’équipe, mais elle s’est tout de même investie en tant qu’adjointe, elle qui œuvrait aussi pour les Diablos. «On partait de loin. Je jouais au badminton à l’UQTR, en sachant fort bien que mon sport, ça demeurait le volley. J’ai regroupé une quinzaine de filles autour de moi, on a préparé un document pour rappeler les exploits des Diablos, pour cibler des joueuses potentielles également.»

Le projet fut accepté. Les Patriotes ont disputé quelques saisons préparatoires, avant de faire leur entrée au sein du réseau de compétition D1 en 2005-06. L’aventure a pris fin abruptement, au terme de la campagne 2006-07.

Incapables de vaincre les adversaires du réseau québécois et ayant peine à recruter les meilleures étudiantes athlètes de la discipline, les Patriotes, dirigées par Nicolas Désaulniers, ont fermé les livres. L’absence de relève chez le personnel d’entraîneurs avait aussi penché dans la balance. C’était du moins l’avis des dirigeants du CAPS, au moment d’annoncer la disparition de l’équipe.

«Ç’a été difficile à encaisser, concède Girard. Surtout qu’au même moment, le Cégep de Trois-Rivières accueillait une équipe de niveau AAA et qu’on travaillait sur le Sport-études des Estacades.»

Elle est d’avis que la structure de 2019 paraît plus solide, même si elle n’est plus impliquée de près. «Quand le programme AAA des Diablos a fermé en 2014, je me suis posé de sérieuses questions, à savoir si toutes ces heures passées avaient valu la peine. Aujourd’hui, avec le retour des Patriotes en première division, je peux dire que oui. Et ça me rend encore plus fière de voir mes anciennes joueuses, comme Marie-Ève Girouard et Marie-Christine Gravel, s’impliquer dans l’équipe comme coachs. J’étais aussi très heureuse, en 2009, quand j’ai su qu’il y avait de l’intérêt pour relancer un programme de volleyball universitaire en division 2. Ça aura permis de ramener le meilleur calibre.»

Les défis seront grands pour ce groupe, mais ils seront certainement stimulants. «Tout le monde devra s’investir. Marie-Ève (Girouard, l’entraîneure) est bien entourée, ils ont une belle équipe de spécialistes autour des filles. L’énergie devra se concentrer autour du recrutement. Tout est possible!»