Marc-Édouard Vlasic

Vlasic: un modèle pour les jeunes défenseurs québécois

Le Québec est réputé pour produire des gardiens d'élite et de bons marqueurs, mais à la ligne bleue, la pépinière est pas mal moins imposante. Il faut d'ailleurs remonter jusqu'à Nagano en 1998 pour retrouver un défenseur originaire de la Belle Province sur une formation canadienne de hockey qui a pris part aux Olympiques!
Marc-Édouard Vlasic prend le relais d'un certain Raymond Bourque et d'Éric Desjardins, un statut qui pourrait lui permettre de devenir un modèle pour les jeunes arrières de sa province.
«Si ça peut inciter davantage de jeunes à s'intéresser à la position de défenseur, tant mieux», sourit Marie-Josée Lord. «Au hockey mineur, il en manque toujours...»
Dès ses premiers coups de patin dans un circuit organisé, Vlasic se faisait remarquer par ses replis énergiques, ce qui a donné l'idée à son papa de le muter à la ligne bleue. Il a dû faire preuve d'ingéniosité pour le convaincre d'y rester!
«En bas âge, les défenseurs touchent moins à la rondelle. Pour garder l'intérêt de Marc-Édouard, mon mari lui a appris très vite la notion du différentiel pour s'évaluer. Ce fut une révélation! Il attachait une grande importance à ça, il voulait toujours terminer dans le positif. À un tel point qu'on a dû à un moment donné lui dire de ne pas juste se concentrer là-dessus, de ne pas oublier de s'amuser! Marc-Édouard a toujours gardé cette volonté d'être plus souvent sur la glace pour les buts de son équipe que pour les buts de ses rivaux!», sourit Marie-Josée Lord, consciente aujourd'hui que cette obsession l'a sûrement bien servi à gravir les échelons un à un. Jusqu'au tournoi de hockey le plus prestigieux au monde.