L’ancienne vedette des Expos de Montréal Vladimir Guerrero a fait son entrée au Temple de la renommée du baseball, dimanche.

Vlad, l’immortel timide

COOPERSTOWN, N.Y. — Vladimir Guerrero a rarement laissé les amateurs de baseball sur leur appétit au cours de sa carrière de 16 ans. Son discours d’intronisation au Temple de la renommée du baseball, dimanche, a par contre été l’une de ces occasions.

Guerrero a toujours été un homme de peu de mots et il a été fidèle à sa réputation, dimanche. L’occasion aurait pourtant été belle d’offrir à ses nombreux partisans sur place – de Montréal comme de la République dominicaine - un peu plus que ce qu’il leur a livré dans un discours d’à peine trois minutes et 36 secondes, traduction de José Mota comprise.

«Je suis heureux et soulagé que ce soit derrière moi, a-t-il admis plus tard en conférence de presse. Tout ce que j’ai voulu faire, c’est de livrer la marchandise aujourd’hui.

«Je ne suis pas timide, mais ce n’est pas quelque chose de naturel chez moi, a-t-il précisé. Je sais qu’en raison de mon élection au Temple, je devrai en faire plus de ce côté. Je n’ai jamais rien eu contre les journalistes, loin de là. Mais je suis comme ça. Je vais travailler là-dessus!»

Guerrero, vêtu d’un complet bleu poudre, d’une chemise blanche et d’une cravate rouge – des couleurs qui ne sont pas sans rappeler ses années chez les Expos – a tout de même trouvé le moyen de faire le tour de sa carrière bien remplie dans ces quelques minutes passées sur la tribune érigée au Clark Sports Center de Cooperstown.

«Quand je jouais, j’aimais mieux faire parler mon bâton. Mais aujourd’hui, je suis très heureux de me tenir ici et de vous adresser la parole», a ensuite lancé Guerrero au moment de prendre la parole, semant l’hystérie parmi les quelques centaines de Dominicains et Montréalais qui ont attendu son discours pendant près de 90 minutes sous un soleil de plomb.

Après avoir remercié Dieu, ses parents et son entourage, Guerrero a eu quelques mots pour Montréal. «Je remercie aussi le Canada et Montréal, pour m’avoir donné ma première opportunité d’être un joueur des Majeures.»

De bons mots pour Alou
Guerrero aurait souhaité qu’Alou soit présent à Cooperstown pour vivre ce moment avec lui, mais son ex-gérant a récemment été opéré au genou et ne pouvait pas faire le voyage. L’homme de 43 ans a toutefois pris bien soin de le remercier plus en profondeur au cours de la conférence de presse qui a suivi son allocution, rappelant à quel point il a été une figure paternelle pour lui.

«En 1997, à ma saison recrue, ça n’a pas été facile pour moi. J’étais souvent blessé, mais Felipe inscrivait tout de même toujours mon nom dans la formation. Il ne m’a jamais cédé aux ligues mineures et m’a donné le temps dont j’avais besoin afin de guérir mes blessures dans les Majeures. Il aura toujours une place très importante dans ma vie.»

Jones en premier
Après les discours des dignitaires et la présentation des 57 membres du Temple de la renommée présents, c’est à Chipper Jones qu’est revenue la tâche de lancer les discours, surtout en raison de la grossesse de sa conjointe, Taylor Higgins, qui doit donner naissance au deuxième enfant du couple incessamment. Il s’agira du sixième fils de Jones à voir le jour! Il avait même préparé une allocution enregistrée sur vidéo au cas où il ne pourrait être de la cérémonie.

Après qu’Alan Trammell eut livré son discours, Guerrero a pris la scène, écoutant religieusement le commissaire Rob Manfred faire la lecture de sa plaque. Trevor Hoffman a suivi ainsi que. Jack Morris et Jim Thome ont mis fin aux célébrations.