Vladimir Guerrero a semé du bonheur pendant toute la journée.

Vlad fait des heureux

Québec — Vladimir Guerrero savait, en regardant son horaire de jeudi, qu’il se taperait une petite balade en autobus pour assister au match des Aigles contre les Capitales, à Québec.

Il se doutait aussi qu’ils seraient des centaines à vouloir lui serrer la pince ou prendre une photo à ses côtés. Marcher dans les couloirs du Stade Canac, quand on porte sur nos épaules la réputation d’être l’un des meilleurs joueurs de l’histoire des Expos de Montréal, amène certaines responsabilités!

Vlad a cependant eu une belle surprise en constatant, à son arrivée dans le stationnement du Stade Stéréo Plus à Trois-Rivières, que les dizaines de personnes avec lesquelles il voyagerait avaient endossé un chandail des Aigles, son nom et son célèbre numéro 27 imprimé à l’arrière!

Le ton était donné à une journée, une autre, qui serait tout sauf tranquille pour le clan Guerrero. Comme mercredi, Vlad a joué le jeu de bon cœur.

Dans l’autobus, il a répondu à toutes les questions des amateurs sans broncher. Il est beaucoup plus loquace que ce qu’il laisse transparaître à la télévision. Vrai toutefois qu’il est un peu gêné.

«L’image que les gens se donnent de Vladimir n’est pas nécessairement la bonne», lance Denis Godbout, celui qui a rendu l’association entre Guerrero et les Aigles possible, après s’être rendu au domicile du voltigeur étoile pour négocier son séjour au Québec.

Plus grand que nature
À Don Gregorio, sa ville natale, il est plus grand que nature. Sur le sommet d’une montagne, un drapeau avec son numéro 27 flotte au vent.

«Il jouit tellement d’une bonne réputation en République dominicaine. En fait, il est presque plus important que le pays en tant que tel», s’est exclamé l’ancienne gloire des Capitales, Eddie Lantigua, qui l’a côtoyé par le passé. «Il est le premier frappeur de notre pays à entrer au Temple de la renommée, après quelques lanceurs.»

«Je connais plusieurs joueurs de baseball, mais aucun comme lui, a enchaîné Denis Godbout. C’est un être excessivement généreux, il redonne à la communauté. Surtout aux enfants. Je l’ai vu transporter des sacs de mangues et d’oignons pour aider des gens pauvres à se nourrir. Il s’implique beaucoup.»

La grande famille de Guerrero, en incluant ses frères et sœurs ainsi que ses cousins, compte une centaine de membres. Une vingtaine d’entre eux ont touché au Baseball majeur ou ont passé près de.

Dans la petite délégation qui accompagne la dernière vedette des Expos, on retrouve son frère Julio, qui a joué dans le réseau des ligues mineures chez les Red Sox. Les amateurs des Expos se souviennent aussi de Wilton, son grand frère. Celui-ci n’est pas du voyage.

Belle ovation
À son arrivée à Québec, Guerrero a eu droit à une très belle ovation des partisans des Capitales. Ce ne sera pas sa dernière, puisqu’après avoir pris part à une activité caritative à Montréal vendredi soir, il sera de passage au Stade Stéréo Plus, samedi en après-midi, lors du match des Aigles contre les Stars d’Hollywood.

Glaude comme un gamin
Plus jeune, les parents de David Glaude détenaient des billets de saison au Stade olympique. Le petit David, qui demeurait en banlieue de Montréal à l’époque, a eu la chance de voir Guerrero à plusieurs reprises.

«J’étais jeune, 8 ou 9 ans, mais je m’en souviens! Je vis un moment spécial aujourd’hui. Tous les gars dans l’équipe savent qui est Guerrero, sauf que pour moi, ce sont mes souvenirs d’enfance qui remontent à la surface.»

Le flirt de Québec
Michel Laplante rappelait, avant le match, que Guerrero a bien failli affronter les Aigles en 2018, à leur saison inaugurale.

Les Capitales travaillaient fort à l’époque pour attirer le grand frappeur droitier à Québec, le temps d’une campagne qui aurait été inoubliable pour les amateurs, mais les plans ont avorté, tard au printemps. Guerrero devait ensuite se rapporter à la Ligue Atlantique, sauf qu’il a décommandé à la dernière minute.

Par chance, il n’a pas fait le coup aux Aigles cette semaine!