Laurence Vincent-Lapointe a remporté le titre d'athlète féminine par excellence de niveau international pour une cinquième fois en carrière. Elle a accepté son prix de Paul Jordan de Desjardins.

Vincent-Lapointe bonifie sa collection

Trois-Rivières — Avec un tel parcours lors de la dernière année, fallait-il s’attendre à autre chose? C’est sans surprise que Laurence Vincent-Lapointe a été sacrée athlète féminine de l’année au niveau international lors du Gala Sport-Hommage Desjardins. Chez les hommes, c’est le skieur acrobatique Alex Bellemare qui a eu droit au même honneur lors de la grande fête du sport régional.

Voilà qui met un terme à une année de rêve pour Vincent-Lapointe. La canoéiste a remporté son 10e titre de championne du monde, toutes catégories confondues. Ce retour au sommet de la planète ne s’est certainement pas fait subtilement. La Trifluvienne a dominé toutes ses adversaires lors du Championnat du monde à Racice en République tchèque pour remporter l’or sur la distance du 200 m en solo, le tout en inscrivant pas un, mais deux records du monde lors de la fin de semaine. Et pour ajouter à sa récolte spectaculaire, elle a aussi été sacrée championne du monde sur C-2 500m en compagnie de Katie Vincent lors de la même fin de semaine.

Les statuettes Desjardins, la canoéiste les collectionne. Il s’agissait pour elle d’un cinquième titre en carrière dans la grande catégorie. La collègue de Vincent-Lapointe au Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, l’olympienne Andréanne Langlois était aussi en nomination dans la catégorie, tout comme la prometteuse nageuse Mary-Sophie Harvey.

«C’est drôle parce que je regardais mes statuettes aujourd’hui, dans le présentoir que m’a fabriqué mon père. J’en avais quatre, et maintenant cinq. En 2015 et 2016, j’ai connu un creux, certains disaient que j’avais pris ma retraite. C’était dur. Quand j’ai commencé à m’entraîner l’an dernier, je voulais prouver à tout le monde que j’étais capable. D’avoir réussi les deux records du monde, de recevoir des prix à la suite de ces compétitions, ça veut dire vraiment beaucoup pour moi. En plus, il y a l’objectif de participer aux Jeux olympiques qui vient de s’ajouter. Tout arrive au bon moment pour moi!», souligne celle qui a eu la confirmation en 2017 que le canoë féminin sera aux Jeux de Tokyo dans deux ans.

Chez les hommes, la lutte se faisait entre Bellemare, ainsi que les cyclistes Hugo Houle et Émile Jean. C’est finalement le skieur qui a eu l’avantage.

Lors de la dernière année, le Shawiniganais s’est payé un podium lors de la Coupe du monde de Front Romeu, en plus de récolter deux top-10 sur le circuit. Bellemare ne pouvait toutefois pas être de la soirée, puisqu’il était à Aspen au Colorado où il disputait une épreuve de la Coupe du monde.

«Après avoir reçu l’appel pour me dire que j’avais remporté le prix d’athlète international, je voulais remercier tout le monde et dire que j’apprécie beaucoup. Comme je tente de me qualifier pour les Jeux olympiques, toute chose qui peut améliorer ma confiance est vraiment bienvenue, que ce soit un prix ou même des messages sur Facebook», a mentionné par vidéo le skieur qui a pris le septième rang plus tôt en journée.

Pour le président de Sport-Hommage Mauricie, André Beauchesne, la consécration de deux athlètes qui tentent d’atteindre les Jeux olympiques démontre tout le talent de la région.

«C’est la récompense du comité de Sport-Hommage de voir des athlètes atteindre des sommets. Moi, c’est ma paye. On est une petite région et d’y retrouver de futurs olympiens, ça démontre que les programmes sportifs en Mauricie font du solide. Le nerf de la guerre, c’est l’argent. Leur venir en aide, c’est la mission qu’on s’est donnée.»

Enfin Gladu, le doublé pour Auger

Raphaël Gladu n’a jamais joué de chance au Gala Sport-Hommage Mauricie. Lors des deux dernières années, il s’est fait damer le pion par deux joueurs des Cataractes de Shawinigan, Anthony Beauvillier et Samuel Girard, qui allaient évoluer dans la Ligue nationale de hockey dès la saison suivante. Mais cette fois, le voltigeur n’a rien laissé au hasard en étant l’un des meilleurs joueurs de sa conférence dans la NCAA, en plus d’être repêché par les Mets de New York.

Toujours dans la catégorie sport collectif, Carrie-Ann Auger a remporté son deuxième titre en autant d’années, elle qui a été nommée meilleure joueuse au Québec dans la division 1 collégiale avec les Diablos de Trois-Rivières.

Du côté individuel, Anne-Sophie Lavoie-Parent et Pavlos Antoniades ont raflé la palme au niveau canadien, après avoir connu une excellente saison respectivement en canoë-kayak et en triathlon.

Une année record

C’est devant un Complexe sportif Alphonse-Desjardins bondé que s’est déroulée cette soirée. Avec un record de statuettes et de bourses octroyées, l’organisme a le vent dans les voiles. Les récompenses monétaires devraient d’ailleurs être plus importantes dans les prochaines années.

«On a donné une somme record de 15 000 $ en bourses. Le Club des ambassadeurs, né il y a un mois et demi, a permis d’aller chercher plusieurs milliers de dollars pour faire de nouveaux boursiers. Ça prouve que Sport-Hommage gère une croissance, ce qui est exceptionnel quand on sait que nous sommes un organisme à but non lucratif, avec des bénévoles qui ont fait ce gala avec du jus de bras. On atteint un sommet extraordinaire», conclut Beauchesne.

*** Les gagnants ***