Le Phœnix ne pouvait pas échapper la victoire contre la seizième équipe au classement. Les Cataractes ont toutefois bien failli surprendre les Sherbrookois grâce à l’excellent travail de leur gardien Justin Blanchette.

Victoire in extremis du Phœnix

Le Phœnix a joué avec le feu contre les Cataractes de Shawinigan et a bien failli se brûler. Grâce au but victorieux de Nathaël Roy en fin de match, le Phœnix s’est finalement sauvé avec une victoire de 4 à 1 grâce entre autres à deux buts dans un filet désert.

La seizième équipe au classement espérait surprendre les Sherbrookois en profitant d’une sortie magistrale du gardien Justin Blanchette, qui n’a concédé que deux buts sur 47 tirs vendredi soir au Palais des sports. 

« Mon travail de tous les jours, c’est de donner une chance à mon équipe de gagner, rappelle l’ancien portier du Phœnix. Je crois que c’est ce que j’ai fait aujourd’hui. J’y croyais ce soir. J’ai dû en donner un peu plus et c’est frustrant parce que notre club ne repart pas avec les deux points au final. On n’en a pas fait assez, donc je ne suis pas satisfait de ça. »

« On a joué un bon match, observe l’entraîneur Stéphane Julien. Tout le monde était déterminé à gagner et à travailler fort. On a eu plusieurs chances de marquer en première période, on aurait pu profiter d’une plus grande avance et on n’a rien donné aux Cataractes. En deuxième, on s’est battus nous-mêmes, mais j’ai aimé notre façon de jouer en troisième période. On amenait la rondelle au filet, mais on se butait à Blanchette, qui a été excellent. »

Notons que Samuel Poulin était absent, lui qui combat présentement un virus. 

Les joueurs de soutien font le travail

Le but du défenseur Olivier Crête-Belzile avait donné une mince avance au Phoenix en première période. Jérémy Martin a nivelé la marque en fin de deuxième et la troupe de Stéphane Julien semblait avoir hâte de résoudre une fois de plus le mystère de Justin Blanchette pour éviter une défaite honteuse contre les Cataractes, 

Nathaël Roy a joué les héros en récupérant un retour de lancer en fin de partie. Alex-Olivier Voyer a marqué dans une cage déserte, tout comme Benjamin Tardif, qui a concrétisé la victoire. 

« C’était serré durant toute la partie, admet Nathaël Roy. J’ai profité d’un rebond chanceux et j’étais à la bonne place au bon moment. Nos joueurs de soutien ont très bien joué. Notre quatrième trio a fait le travail. Les deux frères Anctil ont particulièrement bien joué. On possède une bonne profondeur. Ça fait toujours du bien de compter un but gagnant. C’est une belle satisfaction. »

Un défi différent

Après la défaite de 8-1 mercredi contre les Voltigeurs, le mot d’ordre était de resserrer la défensive et de travailler encore plus fort. 

« Les deux gardiens ont fait le travail. Je suis content pour Thommy. On voulait limiter les chances de l’adversaire et resserrer la défensive après notre défaite à Drummondville », confie Roy.

« On avait beaucoup de chances de marquer, Blanchette a sorti une grosse partie, soutient Crête-Belzile. Le but de Nathaël a donné des ailes à tout le monde. Cette victoire fait du bien. On voulait rapidement mettre la défaite à Drummondville derrière nous et on a une grosse partie dimanche contre les Screaming Eagles du Cap-Breton. »

Le Phœnix s’attend à un défi différent dimanche au Palais des sports. 

« On a vu les Screaming Ealges il y a trois semaines, donc on sait à quoi s’attendre, croit Julien. Ils aspirent aux grands honneurs, donc il faudra être prêt. Ils profitent de plusieurs bons défenseurs, d’un solide gardien et d’une attaque puissante. C’est probablement l’équipe qui nous ressemble le plus physiquement. Ils sont assez gros, donc le défi sera intéressant. »