Simon Kean et Adam Braidwood vont vraisemblablement croiser le fer à Shawinigan le 16 juin.

Vers Kean-Braidwood à Shawinigan le 16 juin

TROIS-RIVIÈRES — Rien n’est encore signé, mais les astres s’alignent pour que le combat tant attendu entre Simon Kean (14-0, 13 K.-O.) et Adam Braidwood (12-1, 11 K.-O.) soit programmé à Shawinigan le 16 juin.

Bien sûr, le président des Cataractes, Roger Lavergne, ne veut pas s’avancer aussi loin. Mais il convient que son niveau de confiance, après des semaines de discussions, a grimpé énormément au cours des dernières heures. «Camille (Estephan) nous a dit que nous avions maintenant 90 % de chances de l’avoir. Comme je n’ai jamais eu ça sur mes bulletins, je suis bien placé pour savoir que c’est excellent! Il ne reste que des virgules à aligner. Nous avons très, très bon espoir de régler le tout dans les prochains jours», a indiqué Lavergne.

Si les négociations ont traîné en longueur, c’est qu’Estephan, Grand Manitou d’Eye of the Tiger Management, était sollicité par trois villes pour ce choc de poids lourds le plus attendu au Canada depuis au moins une décennie. Outre les Cataractes, les dirigeants de la Place Bell de Laval et du Centre Vidéotron faisaient la cour à Estephan pour présenter l’événement dans leur amphithéâtre.

Lavergne a garanti à Estephan que plus de 5000 personnes allaient s’entasser dans le Centre Gervais Auto pour ce deuxième gala en quatre mois dans la ville de l’électricité. En février, quelque 3500 personnes avaient assisté à la victoire de Kean par K.-O. sur Alexis Santos, une assistance qui avait ravi Estephan. Ce premier contact professionnel entre les Cataractes et Eye of The Tiger Management s’était déroulé dans l’harmonie, ce qui a probablement milité en faveur de la candidature shawiniganaise. 

Il y a aussi que les prochains mois s’annoncent très chargés pour Estephan. Ce dernier a déjà confirmé que Steven Butler allait se battre en finale au Casino de Montréal le 23 juin. Jeudi, il annoncera que David Lemieux sera la vedette d’un gala au Centre Vidéotron, vraisemblablement le 26 mai. Or, Estephan a indiqué samedi dernier que les galas impliquant Lemieux et Kean ne seraient pas présentés dans la même ville. 

Ceci dit, Lavergne ne tient encore rien pour acquis. Mercredi, il travaillait avec son équipe sur un nouveau plan de salle qu’il doit soumettre à Estephan à la suite de ces recommandations, afin de maximiser l’espace disponible dans l’amphithéâtre municipal. «On nous a demandé des ajustements sur notre proposition, nous sommes en train de mettre ça en place pour les livrer. J’ai une très bonne relation avec Camille. Je suis convaincu que nous ne travaillons pas dans le vide. Si nous répondons à ses demandes, je crois que tout sera réglé d’ici la semaine prochaine au plus tard. Bien sûr, nous ne contrôlons pas tout. La décision finale revient à Eye of The Tiger Management. Mais en toute franchise, notre feeling est très bon.»

Kean aux anges

Juin s’annonce donc un peu fou pour les Cataractes, qui vont lancer leur 50e anniversaire avec la présentation du repêchage de la LHJMQ le 2 juin. Deux semaines plus tard, Kean et Braidwood devraient faire lever le toit du Centre Gervais Auto. «Si ça se concrétise, je serai ravi. C’est le scénario idéal, faire ce combat dans ma cour. À tous les jours, je m’en fais parler. Ce sera hostile comme c’est pas possible dans l’aréna, Braidwood est mieux de s’y préparer. Je pense entrer sur le ring sur la chanson d’Undertaker (vedette de la WWE), avec les lumières fermées. Ça va être malade!»

Kean profite actuellement de quelques jours de congé. Il doit reprendre le chemin du gym dans une dizaine de jours. Il assure être sorti de son combat de samedi sans bobo. «Je suis prêt à repartir la machine. Avec ce qui m’attend, je serai motivé comme jamais», lance le protégé de Jimmy Boisvert, qui a entendu parler des propos d’Yvon Michel, qui propose de mettre sur pied un duel avec Oscar Rivas s’il bat Braidwood le 16 juin. «Je n’ai aucun, mais alors là, aucun problème à me battre avec Rivas. On met souvent les gants ensemble à l’entraînement. Je vais lui botter les fesses si on se retrouve un jour, pour vrai, sur le ring. Et après le combat, j’aurai encore de l’énergie pour faire un round avec Yvon Michel s’il veut aussi m’affronter!», conclut l’olympien.