La Trifluvienne Élissa Alarie (avec le ballon) aura l'honneur de représenter le Canada à la Coupe du monde de rugby féminin qui sera disputée en France du 1er au 17 août.

Une Trifluvienne parmi l'élite du rugby

Après en avoir longuement rêvé, voilà qu'Élissa Alarie n'est plus qu'à quelques jours de s'envoler pour la France, où elle participera, avec l'équipe du Canada, à la Coupe du monde de rugby féminin à 15 qui a lieu cette année en France, du 1er au 17 août.
À la suite de près d'une année de préparation et de camps d'entraînement avec l'équipe nationale féminine de rugby, Alarie et ses 25 coéquipières quitteront le pays le 21 juillet. «La Coupe du monde de rugby, c'est l'équivalent de la Coupe du monde de soccer. C'est vraiment la plus grosse compétition. C'est ma première Coupe du monde, donc ça représente beaucoup pour moi d'y participer», lance d'entrée de jeu la joueuse de rugby originaire de Trois-Rivières.
Déjà membre de l'équipe nationale de rugby à sept, Alarie se dit vraiment excitée et a très hâte que ça commence. «Si on réussit à se rendre en demi-finale et en finale, les parties sont jouées dans le Stade Jean-Bouin (ayant une capacité de plus de 20 000 places). En plus qu'on a des bonnes chances, c'est sur que la motivation est plus que là», mentionne Alarie.
L'équipe canadienne de rugby a profité d'une préparation en Nouvelle-Zélande. Les joueuses ont pris part à trois rencontres de préparation là-bas, et se concentreront maintenant sur leur préparation en vue du grand rendez-vous planétaire.
Le Canada affrontera le Samoa, l'Espagne et l'Angleterre lors de la ronde préliminaire. «L'Angleterre est l'équipe que je connais le plus parce qu'on l'a affrontée à la Coupe des Nations au Colorado. Quand on est allé en Europe, on a aussi joué un match contre elles. Par contre, je n'ai jamais affronté l'Espagne et le Samoa», avouait Élissa.
Le Canada fera partie des 12 équipes qui tenteront de mettre la main sur le précieux trophée de vainqueur de la Coupe du monde. Les États-Unis, l'Irlande, le Kazakhstan, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud, l'Australie, la France et le Pays de Galles sont les huit autres pays qui s'affronteront au cours de cette septième édition de la Coupe du monde de rugby féminin à 15.
À la dernière Coupe du monde, présentée en Angleterre en 2010, le Canada avait pris la sixième position. Élissa Alarie et son équipe sont très confiantes d'être en mesure d'améliorer ce résultat obtenu il y a quatre ans. «En 2010, les États-Unis, l'Australie, la France et l'Angleterre avaient terminé devant nous, mais dans la dernière année, on a battu ces équipes-là, affirme Alarie. Elles nous ont aussi battus, mais ça prouve qu'il y a de la parité et qu'on a la confiance pour les battre. C'est sûr qu'on vise la première position, mais la Nouvelle-Zélande, la meilleure équipe au monde, va être très difficile à vaincre.»
Pour les personnes n'étant pas familières avec le rugby, Élissa Alarie évolue au poste de #15, ou «full-back». Si une adversaire réussit à traverser la ligne défensive des Canadiennes, il ne reste qu'elle en arrière pour tenter d'empêcher l'équipe adverse de marquer. Pas une mince tâche!
Même si la Coupe du monde ne débute que le 1er août, les représentantes du Canada quitteront leur terre natale pour la France le 21 juillet prochain. Elles profiteront de cette arrivée hâtive afin d'avoir une semaine d'entraînement collectif avant le début de la Coupe de monde, mais également de combattre le décalage horaire!