Membre des Nordiques du Collège Lionel-Groulx depuis deux saisons, Aurélie Dubuc disputera une dernière saison dans les rangs collégiaux avant de se joindre aux Gee Gees d’Ottawa.

Une Trifluvienne devant le filet des Gee Gees

TROIS-RIVIÈRES — Après deux saisons à se faire bombarder de caoutchouc avec les Nordiques du Collège Lionel-Groulx, la Trifluvienne Aurélie Dubuc a vu ses efforts entre les poteaux être récompensés. La gardienne de but de 19 ans a en effet déniché une entente qui lui permettra de se joindre au Gee Gees d’Ottawa en 2019-2020.

Pour l’ancienne de l’Académie les Estacades, qui a majoritairement évolué en hockey masculin dans sa carrière avant de déménager à Sainte-Thérèse pour poursuivre sa passion, il s’agit d’un bel accomplissement. Après avoir jonglé avec la possibilité de se joindre aux Saints de l’Université St.Lawrence, à Canton dans l’État de New York, Dubuc a finalement accepté l’offre pour poursuivre son cheminement dans la capitale fédérale.

«Je suis vraiment contente. C’est pour ça que je travaille fort depuis longtemps. C’est un bel objectif accompli», mentionne celle qui évoluera à Ottawa sous les ordres de Yanick Evola, un ex-attaquant qui a disputé 235 rencontres avec les Cataractes de Shawinigan entre 1993 et 1996.

«Les Gee Gees ont fini troisièmes au classement cette saison et sont en plein développement. L’entraîneur dit que l’équipe sera compétitive en 2019. Il s’attend à ce que je sois partante, mais il va falloir que je mérite le poste et que je fasse mes preuves.»

Débarquée au Collège Lionel-Groulx à l’automne 2016, après neuf saisons passées dans les cercles de hockey masculin, Dubuc admet avoir dû s’ajuster à un style de jeu différent. Ses deux premières campagnes collégiales n’ont d’ailleurs pas été de tout repos, au sein d’une formation qui n’a savouré que 9 victoires à ses 50 derniers matchs. En 19 matchs cette saison, elle a reçu pas moins de 616 tirs en sa direction!

«On n’a pas une équipe dominante, on ne marque pas beaucoup de buts. Je reçois beaucoup lancers, mais ça me permet de m’améliorer. Chez les filles, la façon de jouer est pas mal différente. Le jeu est moins rapide et les lancers n’ont pas toujours la même trajectoire. Aussi, il y a pas mal plus de déviations devant moi», explique Dubuc, qui évoluait avec quatre autres Mauriciennes la saison dernière avec les Nordiques, soit Sophia et Maurane Ricard, ainsi que Sandrine Damphousse et Pascale Lebeau.

Un tremplin
Maintenant son entente en poche pour évoluer dans les rangs universitaires, Dubuc espère que cette vitrine lui permettra de la guider vers un autre rêve, celui d’endosser un jour l’uniforme de l’équipe nationale du Canada. Par le passé, elle a notamment été invitée à participer au camp de sélection d’Équipe Québec des moins de 18 ans.

Évidemment, la jeune adulte convient qu’il lui reste des croûtes à manger avant de revêtir le prestigieux uniforme, mais elle garde espoir. «En jouant à l’université, ça va me donner plus de visibilité. Je rêve de recevoir une invitation pour un camp d’Équipe Canada. Il y a plusieurs bonnes gardiennes de mon âge au pays, alors la compétition est forte. Mais j’y crois toujours.»

D’ici là, c’est au Collège Lionel-Groulx qu’elle poursuivra son apprentissage la saison prochaine. Bien entendu, elle aimerait ajouter quelques victoires à sa fiche. «J’espère que ça va aller mieux qu’à nos deux dernières saisons», sourit-elle.