Présentement classé sixième sur le circuit de la Coupe du monde, Alex Bellemare s'attaque au Championnat du monde de slopestyle dès vendredi en Espagne.

Une saison à conclure avec éclat pour Alex Bellemare

La route vers les Jeux olympiques de Pyeongchang, en 2018, se poursuit du côté de l'Espagne pour le spécialiste du ski slopestyle, Alex Bellemare.
Installé au sixième rang du classement de la Coupe du monde, le Bonifacien de 24 ans compte profiter des Championnats du monde, à Sierra Nevada, pour clore sa saison avec éclat.
En plein processus de sélection pour la formation canadienne qui représentera l'unifolié en Corée du Sud l'an prochain à la grand-messe du sport hivernal amateur, Bellemare admet avoir connu une bonne saison pré-olympique. Trois résultats à l'intérieur du top-10 sur le circuit mondial apparaissent bien suffisants, jusqu'à présent, pour conserver son nom dans les discussions.
Lors de sa dernière sortie, à Silvaplana en Suisse, Bellemare aurait aimé obtenir un meilleur résultat que sa cinquième position, compte tenu de son rendement sur la piste, mais l'ensemble des compétitions le satisfait.
«Je suis content de ma saison. J'ai bien skié en Coupe du monde, donc dans les événements importants aux yeux des dirigeants de la Fédération», indique-t-il, en soulignant que ses performances n'ont pas été à la hauteur lors des X Games à Aspen, aux États-Unis, et Oslo, en Norvège, où il a raté la finale chaque fois.
Avec un podium et trois résultats parmi les 10 premiers, Bellemare peut certainement rivaliser avec ses principaux rivaux canadiens, à moins d'un an des Jeux olympiques. Du lot, Teal Harle a assurément attiré les regards en vertu de sa victoire en Coupe du monde en Suisse. Puis, Alex Beaulieu-Marchand a connu son meilleur moment de l'année à Québec en grimpant sur la troisième marche du podium.
Harle et Beaulieu-Marchand sont respectivement 5e et 18e au classement de la Coupe du monde tandis que Noah Morrisson se retrouve au 11e rang. «Il est encore un peu tôt pour appeler ça une lutte, je crois. Mais je pense que je me situe bien par rapport aux autres Canadiens.»
En bout de ligne, le nombre de skieurs en slopestyle qui participeront aux Jeux olympiques n'est pas encore coulé dans le béton. En raison des succès canadiens sur la scène mondiale dans cette discipline, il est possible que le Canada invite davantage de représentants à Pyeongchang qu'il y en avait à Sotchi, en 2014.
Des ajustements à apporter
En Espagne, où les qualifications seront présentées vendredi, Bellemare devra ajuster sa stratégie puisqu'il s'élancera sur une piste différente de la normale. La finale est prévue dimanche.
«Il y a quatre sauts sur le parcours, contrairement à trois normalement. Ça me force à réapprendre un saut que je n'ai pas fait depuis longtemps. Comme c'est la dernière compétition de l'année, je veux tout donner pour terminer en force, mais en même temps je ne veux pas risquer une blessure. Alors il faut prendre ces deux aspects dans la balance.»
Pour tous les skieurs impliqués dans le processus de sélection olympique, il sera primordial de laisser une bonne impression aux décideurs de l'équipe canadienne puisque la prochaine compétition n'est prévue qu'au mois d'août, en Nouvelle-Zélande.