Alexandre Béland est satisfait de sa première saison à la barre des Aigles.

Une précieuse expérience en banque

TROIS-RIVIÈRES — Écartés en cinq matchs au premier tour des séries éliminatoires par les Alouettes de Charlesbourg, dans la Ligue de baseball junior élite du Québec, les Aigles de Trois-Rivières auront néanmoins été en mesure de mettre en banque une précieuse expérience en vue des prochaines saisons qui s’annoncent florissantes.

À sa première campagne à la barre des Oiseaux juniors, Alexandre Béland ne s’attendait pas à sabrer le champagne lors du dernier match de l’année. Conscient qu’il misait sur un jeune noyau prometteur, l’entraîneur-chef est toutefois ravi de la progression affichée par ses protégés.

«Je ne peux pas dire que je ne suis pas satisfait. On a fini la saison avec 19 victoires. C’est seulement trois de moins que l’année précédente alors que les Aigles visaient les grands honneurs. Je pensais aller chercher 12 ou 13 victoires et on en a 20 au total en incluant les séries. C’est très bien», explique-t-il, heureux d’avoir pu utiliser ses jeunes éléments à profusion.

«On savait qu’on allait traverser une saison de reconstruction et nos jeunes ont eu l’occasion de grandir. On n’avait aucun joueur de 22 ans dans notre alignement alors les plus jeunes ont été placés sous les projecteurs plutôt que de réchauffer le banc. D’ailleurs, c’était bizarre après le dernier match, car personne ne venait de disputer son dernier match. On a dit ‘à l’an prochain’ à tout le monde!»


« C’est très prometteur ce qui s’en vient pour un cycle de deux ans. »
Alexandre Béland

En séries, les Aigles ont notamment accueilli dans leurs rangs Hugues Marineau (Estacades midget AAA), Raphaël Picard (ABC U17) et Yohann Dessureault (ABC U16). «Marineau a réussi de très gros jeux. Picard a frappé pour ,538. C’est certain qu’on ne va pas s’empirer avec les années. C’est très prometteur ce qui s’en vient pour un cycle de deux ans.»

Face à des Alouettes de Charlesbourg plus aguerris, l’expérience aura pesé lourd dans la balance au premier tour éliminatoire. Il faut aussi dire que le vétéran lanceur Olivier Mailloux s’est montré plutôt avare sur la butte face aux Trifluviens.

«Ils avaient le meilleur lanceur de la ligue et il a très bien fait contre nous. Il est allé chercher deux victoires et un sauvetage en cinq matchs. C’est un gars qui vient de finir quatre années d’université et qui serait en masse capable de jouer chez les professionnels l’an prochain. Malgré tout, on a trouvé le moyen d’être dans le coup dans quatre des cinq matchs de la série», a analysé Béland, avant de commencer à songer à l’an prochain, avec optimisme.