Bryan Nemay a connu un premier match du tonnerre.

Une mutation payante pour Bryan Nemay

TROIS-RIVIÈRES — Parfois, un simple changement de position peut s’avérer fort payant pour l’ensemble d’une équipe sportive. Chez les Électriks du Cégep de Shawinigan, Bryan Nemay en est la preuve bien concrète.

D’abord débarqué en Mauricie en tant qu’ailier rapproché en 2018, le joueur originaire de Sainte-Agathe-des-Monts est littéralement en train de sortir de sa coquille depuis qu’il a été muté au poste d’ailier défensif par l’entraîneur-chef Guy Bergeron. «Il a été recruté comme receveur de passes, mais il s’est blessé l’an dernier. À son retour au jeu, il n’avait plus la même touche et on a décidé de le déplacer de position lors du dernier match de la saison», explique le grand manitou des Électriks.

Les résultats n’ont pas tardé à rapporter. Le week-end dernier, lors du premier match de la saison, le numéro 92 a livré une performance du tonnerre: trois échappés provoqués, dont un retourné dans la zone des buts pour un touché, un touché de sûreté et quatre plaqués.

«Il est la révélation de notre alignement, se réjouit Bergeron. En plus de son brio en défensive, c’est un spécialiste des longues remises de grande qualité. Il a aussi été nommé capitaine à l’unanimité, son enthousiasme est contagieux. Il va assurément attirer les regards universitaires.»

Il faut dire que la défensive n’a rien de sorcier pour cet étudiant en sciences humaines. Avant son parcours collégial, il avait eu l’occasion de toucher à plusieurs rôles sur le terrain lors de son cheminement scolaire à Sainte-Agathe-des-Monts.

Le principal intéressé ne croyait toutefois pas livrer un match aussi productif en lever de rideau, le week-end dernier à Drummondville. «La transition vers la défensive n’a pas été trop difficile. Surtout que j’aime mieux frapper que me faire frapper, sourit l’athlète de 19 ans. J’étais heureux du nouveau défi qui m’était confié alors je me suis entraîné comme un bœuf tout l’été pour arriver prêt. Mon objectif est de me surpasser à chaque match alors la marche va être haute. Mais je suis prêt à tout pour aider l’équipe et jouer mon rôle sur le terrain.»

Dans deux ans, Nemay aimerait bien poursuivre sa route au prochain niveau. Sa polyvalence pourrait d’ailleurs lui ouvrir les portes du réseau universitaire. Mais d’ici là, il compte disputer une troisième et dernière saison bien spéciale avec les Électriks, l’automne prochain. Son petit frère William doit en effet venir joindre les rangs shawiniganais en 2020.

Face aux Indiens

Après un revers crève-cœur de 24-16 à Drummondville, les Électriks vont disputer leur match d’ouverture locale, samedi après-midi au Complexe sportif de Shawinigan (13 h), en recevant la visite des Indiens du Collège Ahuntsic.

«La défaite a fait mal, surtout après avoir laissé filer une bonne avance. Ça faisait longtemps que l’équipe n’avait pas mené un match alors ç’a peut-être influencé la suite des choses. Il restait 30 minutes à jouer et on a bien vu que ça peut être très long. On a goûté à une avance, maintenant, on veut y goûter jusqu’au bout», a indiqué l’ailier défensif de deuxième année.