Les proches d’Alex Bellemare, dont sa maman Francine Gélinas (au centre), étaient fiers de sa performance.

«Une grande réussite»

Shawinigan — Un énorme sentiment de fierté se dégageait du bar Le 360, samedi soir à Vallée du parc, où une centaine de proches d’Alex Bellemare s’étaient donné rendez-vous pour assister aux prouesses du favori local.

Aux premières loges, ses parents Steven Bellemare et Francine Gélinas avaient les yeux pétillants au terme de la soirée de travail de leur fils. Même si le résultat final ne reflétait pas nécessairement ses objectifs idéaux, le simple fait de pouvoir l’observer sur la prestigieuse scène des Jeux olympiques valait de l’or.

«Je sais qu’il voulait tellement aller en finale... Mais là où il s’est rendu, c’est beau. On peut dire mission accomplie. Aller aux Jeux olympiques, c’est déjà une grande réussite», a souligné une mère fort soulagée que son fils ne se soit pas blessé à PyeongChang.

Assis à la même table, le paternel admettait que la tension était à son comble lorsque son fils était en piste. «J’avais très chaud pendant ses descentes! Je suis un peu déçu, mais on n’a pas le choix, ça fait partie du jeu. C’est tout de même très bon qu’il se soit rendu aux Jeux olympiques. Il n’y en a pas beaucoup qui se rendent jusque-là.»

Pour Francine Gélinas, tous ces aller-retour entre la maison et les pentes de Vallée du parc ont été grandement récompensés samedi soir lorsque leur fils a dévalé la piste du parc à neige Phoenix à Bokwang. «On n’habite pas dans un gros milieu, on n’a pas un gros centre de ski. C’est une belle fierté pour la Mauricie, pour Vallée du parc et pour tout le monde de voir un gars formé ici capable de se rendre aux Olympiques», a-t-elle mentionné, avant d’ajouter avoir très hâte de serrer son fils dans ses bras.

«Je voudrais juste lui dire que je suis fière de lui. Je ne suis même pas déçue, mais plutôt très fière.»

Quant à Steven Bellemare, qu’avait-il à dire à son fils au terme de sa performance olympique? «Félicitations! Moi, je ne serais jamais allé là pour faire ça!»