Les étudiants-athlètes de l’école secondaire Du Rocher étaient fiers de raconter leur périple de 65 kilomètres sur la rivière Saguenay.

Une expérience enrichissante

SHAWINIGAN — Après deux ans de formation, les étudiants-athlètes de la concentration rabaska à l’école secondaire Du Rocher étaient mûrs pour un plus grand défi. En compagnie de sept adultes, 15 jeunes rameurs ont trouvé chaussure à son pied alors qu’ils ont parcouru 65 kilomètres en deux jours sur la rivière Saguenay au cours d’une épopée fort enrichissante.

Instigateurs du projet, les deux responsables de la concentration Luc Villeneuve et Patrice Lefebvre débordaient de fierté en retraçant leur parcours qui les a menés de Sainte-Rose-du-Nord à Anse-Saint-Étienne. C’est d’ailleurs Patrice Lefebvre qui avait soumis l’idée dès la création du programme de rabaska à l’automne 2016.

«J’étais déjà allé m’entraîner en canot, il y a environ 25 ans, dans ce coin-là. J’avais adoré l’expérience. J’avais donc en tête d’y retourner quand on a parti le rabaska ici», explique-t-il.

«Les jeunes étaient très bien préparés. On était quelque peu inquiet, car il y a certains jeunes qui se sont greffés au projet à la dernière minute pour remplacer d’autres gens qui ne pouvaient plus. Mais en bout de ligne, tout s’est bien passé et on a eu droit à des conditions tout simplement exceptionnelles», vante l’enseignant, qui aimerait bien répéter l’expérience dans un avenir rapproché.

En plus du défi physique, les rameurs ont aussi eu droit à des paysages à couper le souffle lors de leur épopée au Saguenay. «On a pu voir des phoques, des bélugas. C’était spectaculaire. En plus, on a développé notre esprit d’entraide. Car dans un rabaska, c’est en travaillant ensemble que ça avance», mentionne Gérémy Michaud.

«Le vent dans les voiles»

Implantée depuis deux ans, la concentration rabaska connaît un succès intéressant. En plus d’avoir connu une légère hausse d’inscription pour cette année, chez les élèves de secondaires 3 et 4, voilà qu’une nouvelle cohorte sera lancée pour les élèves de secondaires 1 et 2 à compter de l’an prochain. «On a le vent dans les voiles, on est très fier de ça!», sourit Patrice Lefebvre.

Les 15 et étudiants et sept accompagnateurs ont vécu une expérience enrichissante en parcourant 65 kilomètres sur la rivière Saguenay.

Une pépinière pour la Classique?

Lors de la mise sur pied de la concentration rabaska à l’école secondaire Du Rocher, les dirigeants de la Classique internationale de canots de la Mauricie étaient emballés à l’idée de voir se former une relève.

À peine deux ans après le lancement du programme, Stéphane Boileau et son groupe ont déjà pu en constater les bénéfices alors que deux étudiants-athlètes ont complété la 85e édition de l’événement cet été.

À bord de l’embarcation Gervais Auto, Gérémy Michaud et Alexane Lavoie ont parcouru les 200 kilomètres séparant La Tuque de Trois-Rivières sur la rivière Saint-Maurice.

Enchanté par son expérience, Michaud se promet d’être de retour sur la ligne de départ l’été prochain.

«C’était une expérience époustouflante. Même si c’est difficile, l’important c’est de garder le moral. De cette façon, tout passe bien!», a mentionné le jeune rameur de 16 ans. «Je veux la refaire en rabaska et j’aimerais aussi la faire en C2 éventuellement.»

Cet enthousiasme a évidemment plu au directeur général de la Classique.

«C’est extraordinaire de voir ça! Ça s’insère justement dans la vocation de la Classique qui veut susciter des passions chez les gens qui, au départ, ne connaissaient pas ce sport-là. On est ravi de voir ce qui se fait à Du Rocher. Maintenant, on souhaite que cette initiative fasse des petits dans d’autres écoles de la région», espère Stéphane Boileau.