Amélie Collin est arrivée en pleine forme pour le début de saison des Diablos après avoir traversé le Canada à vélo afin d’amasser des fonds pour la recherche sur le cancer.

Une Diablos au grand coeur

Trois-Rivières — Même si elle a raté la majeure partie de la préparation estivale avec ses coéquipières, Amélie Collin est arrivée en pleine forme pour le début de la saison de basketball des Diablos. La raison est fort simple. Pendant que le reste de l’équipe peaufinait sa technique, la Rimouskoise de 17 ans était occupée à traverser le Canada à vélo afin d’amasser des fonds pour aider à la recherche sur le cancer. Difficile de trouver mieux pour motiver une absence!

Chez les Collin, le terme cancer fait malheureusement partie du vocabulaire depuis trop longtemps. Non seulement Amélie et ses proches ont perdu un grand-père et un oncle aux mains de cette maladie, la mère de la famille, Josée, a elle aussi été éprouvée par un cancer il y a une dizaine d’années. Elle est en rémission depuis quelques années. «Ça fait 10 ans qu’on est sensibilisés à cette cause chez nous», explique l’étudiante en sciences de la nature. «On a déjà fait le parcours Québec-Rimouski pour amasser des fonds, on a aussi fait le Relais pour la vie.»

C’est au cours d’une soirée à la maison que le paternel André a tout bonnement proposé de traverser le Canada à vélo. Après quelques regards incertains des autres membres de la famille, le défi a été accepté à l’unisson!

C’est donc en compagnie de son père André, sa mère Josée, et ses frères Charles et Olivier que la nouvelle garde des Diablos a enfourché son vélo de Vancouver à Rimouski. Sa sœur Alexandra s’est aussi jointe au périple familial pour la traversée de l’Ontario.

Puis, comme si ce n’était pas suffisant, le groupe a participé au Tour de la Gaspésie à son arrivée à Rimouski. Au total, ils auront avalé 6100 kilomètres d’asphalte en 49 jours!

«Au départ, on trouvait que c’était beaucoup. Mais plus ça avançait, plus on était fiers de nous parce que ça allait permettre d’aider les gens autour de nous. On ne faisait pas ça uniquement pour le fun, on savait qu’il y avait un but encore plus important au bout», explique-t-elle.

«On roulait en moyenne 140 kilomètres par jour. Le maximum qu’on a fait, c’est 200 en une journée. Les Rocheuses, c’était un bout assez intense... puis au Manitoba, c’était pas mal plat. Tu as l’impression de rouler sur place!»

Au bout du compte, le jeu en aura évidemment valu la chandelle puisqu’il leur a permis de remettre 51 000 $ pour la recherche sur le cancer du pancréas ainsi que 14 000 $ à l’Association du cancer de l’Est du Québec.

Aussitôt la mission complétée, une nouvelle idée a germé chez les Collin pour continuer de contribuer à la cause. «On veut faire le reste du pays qu’on n’a pas fait pendant cette tournée, soit les provinces de l’Est du Canada.»

C’est à suivre...

Une recrue au rôle important

Maintenant la traversée canadienne terminée, Amélie Collin se concentre sur sa nouvelle mission: aider les Diablos du Cégep de Trois-Rivières, en première division du circuit collégial. À sa première saison, elle a de grands souliers à chausser en tant que membre du cinq partant. Elle est d’ailleurs la plus utilisée après trois rencontres avec une moyenne de 27 minutes de jeu par match en plus de trôner au sommet des marqueuses avec 10 points par rencontre.

«Je suis arrivée en forme avec l’équipe. Mais j’étais un peu en retard au niveau du basketball car je n’ai pas eu la chance de jouer beaucoup cet été. Pour l’instant, ça va super bien. Je joue de grosses minutes et l’ambiance est très bonne dans l’équipe», sourit celle qui arrive du programme scolaire de première division du Blizzard du Séminaire Saint-François.

Les Diablos (1-2) disputeront leur quatrième match de la saison vendredi soir (19 h) alors qu’elles accueilleront les Cavaliers du Collège Champlain-Saint-Lambert (4-0), meneuses au classement général.