Après neuf longs mois loin de l’action, en raison d’une blessure à un genou, Koralie Melançon (à gauche) est heureuse de pouvoir contribuer aux succès du Rouge et Or de l’Université Laval.

Une détermination à toute épreuve

Trois-Rivières — Au-delà des points, des rebonds et des minutes de jeu, Koralie Melançon est simplement heureuse d’être retour sur le terrain, avec ses coéquipières du Rouge et Or de l’Université Laval. Après neuf longs mois passés loin des paniers, la Trifluvienne goûtera à son premier Championnat canadien de basketball universitaire, cette semaine à Regina.

L’an dernier, tout allait pour le mieux pour l’ancienne des Diablos du Cégep de Trois-Rivières et du Vert et Or du Séminaire Saint-Joseph, à sa première campagne universitaire. Lentement, elle apprivoisait le calibre de jeu et gagnait la confiance de l’entraîneur Guillaume Giroux. Puis, un geste pourtant routinier lors d’une séance d’entraînement est venu tout bouleverser. Le verdict: une déchirure du ligament croisé antérieur et une réhabilitation d’au moins neuf mois.

En plus de contrecarrer sa progression de recrue sur l’échiquier du Rouge et Or, cette vilaine blessure l’a forcée à regarder ses coéquipières atteindre la finale nationale, depuis les lignes de côté. «C’était très difficile à vivre. Je me sentais impuissante, en ne pouvant pas les aider sur le terrain. J’ai essayé de contribuer du mieux que j’ai pu en donnant un coup de pouce aux entraîneurs pendant et entre les parties», souligne l’étudiante de deuxième année en chimie.

Opérée en mars, Melançon a traversé une longue période de réhabilitation avant de pouvoir renouer avec sa passion. Après d’innombrables heures passées au gymnase, l’ailière de 21 ans a effectué un retour à la compétition lors d’un tournoi hors-concours présenté à Windsor pendant la pause des Fêtes. «J’ai vraiment eu droit à un suivi incroyable avec l’équipe du Rouge et Or. J’ai été traitée par des professionnels. À l’automne, je me sentais capable de revenir au jeu pour le début de la saison, mais ils m’ont dit que je n’étais pas prête. Aujourd’hui, je m’aperçois que c’était la bonne décision à prendre. J’ai bien fait de suivre toutes les étapes du processus.»

Petit à petit, Koralie Melançon tente de retrouver sa place sur l’échiquier de l’entraîneur Guillaume Giroux.

Depuis, elle apprécie chaque moment passé sur le terrain. En 10 matchs, elle a obtenu 56 minutes de jeu en plus d’enregistrer deux points, trois mentions d’aide et quatre rebonds.

Petit à petit, elle tente de refaire sa place au sein d’une équipe très compétitive. Si son utilisation demeure sporadique pour l’instant, elle compte tout mettre en œuvre pour revenir en force l’an prochain.

«Le plus difficile, c’est de revenir à la case départ. Je sens que je ne suis pas encore revenue à 100 % dans mon jeu, notamment avec mon explosion et mon temps de réaction. Si je peux aider l’équipe à ma manière, c’est tant mieux. Chaque minute de jeu, je la prends comme un bonus. Je profite du moment présent.»

Nomination nationale
Le courage et la persévérance démontrés par Koralie Melançon au cours de la dernière année lui ont même valu une nomination pour le prix Tracy-McLeod, un honneur qui récompense l’athlète universitaire en basketball féminin ayant démontré le plus de détermination. «Juste de me retrouver en nomination, c’est une belle reconnaissance. C’est plaisant de voir ses efforts être soulignés comme ça», indique-t-elle.

La grande gagnante du prix Tracy-McLeod sera dévoilée mercredi soir à Regina lors du banquet annuel récompensant les plus méritantes sur la scène nationale du basketball universitaire.

Jeudi, le Rouge et Or entrera ensuite en scène en se frottant à l’équipe hôtesse, les Cougars de l’Université de Regina, en quarts de finale du Championnat national, l’Ultime 8.