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Daniel Renaud en était à son premier match à Shawinigan comme entraîneur des Foreurs depuis son congédiement des Cataractes il y a un an.
Daniel Renaud en était à son premier match à Shawinigan comme entraîneur des Foreurs depuis son congédiement des Cataractes il y a un an.

Une défaite et un message en même temps

Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste
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Shawinigan — Ce n’est pas toujours par le pointage final qu’il faut évaluer la performance d’une équipe. Si les Cataractes ont du mal à s’imposer face aux équipes en reconstruction, ils ont démontré qu’ils pouvaient tenir tête à la meilleure équipe de la ligue dans une défaite de 2-1 subie aux mains des Foreurs de Val-d’Or lundi soir au centre Gervais Auto.

C’est un but extrait d’un tir chirurgical de Nathan Légaré, durant un jeu de puissance, qui a départagé les deux clubs en milieu de troisième période. Les Cataractes ont poussé jusqu’à la fin pour amener ce duel en prolongation, sans succès, et c’est avec beaucoup de déception qu’ils ont quitté la surface de jeu.

Un feeling naturel, puisqu’ils venaient de tout laisser sur la glace. Les Cataractes ont probablement bloqué autant de lancers lundi que lors de tous les matchs précédents réunis! Ils ont laissé la dentelle au vestiaire, ne nourrissant pas inutilement les talentueux Foreurs avec des revirements. Ils ont gagné leur part de bagarres un contre un, devant des adversaires plus gros et plus matures physiquement.

Cette performance inspirée a mené au but égalisateur d’Olivier Nadeau en deuxième période, bien alimenté par Xavier Bourgault et Mavrik Bourque. Une scène qui a semblé déstabiliser les Foreurs, et mis la table pour une fin de soirée excitante.

En bout de ligne, ce sont les unités spéciales qui ont tranché. Le deuxième meilleur jeu de puissance de la ligue, celui des Cataractes, a été blanchi en cinq occasions, dont une en toute fin de rencontre. Celui des Foreurs, qui se cherchent depuis un bout de temps, a produit le but vainqueur pendant une pénalité à Mavrik Bourque.

«Les gars sont déçus comme s’ils venaient de perdre le 7e match d’une finale mais moi, je suis fier d’eux. Ils viennent de livrer 60 bonnes minutes de hockey. C’était un défi pour nous ce soir. Les Foreurs, c’est la meilleure équipe de la ligue, alors c’était l’occasion parfaite de nous évaluer. Les gars ont tout donné. Bien sûr, il faut que notre jeu de puissance soit meilleur mais côté, pression, échec-avant, travail, on vient d’établir un standard», expliquait Ron Choules. «Les gars n’ont plus le choix. Ils viennent de montrer qu’ils sont capables de jouer de cette manière. On a grandi comme équipe. On ne revient pas en arrière.»

Seul buteur de son camp, Olivier Nadeau aurait volontiers échangé cette réussite personnelle contre une récolte collective de deux points. «Je pense qu’on méritait un meilleur sort. C’est motivant de jouer contre une équipe aussi puissante, c’est l’une de nos meilleures performances de 60 minutes cette saison.»

371 jours plus tard…

Dans l’autre camp, Daniel Renaud n’était pas totalement satisfait de la sortie de son équipe. Mais il savourait sans gêne cette victoire contre l’équipe qui l’a congédié il y a un an, en ce jour d’anniversaire de naissance. C’était la deuxième fois qu’il croisait son ancien club, mais c’était sa première visite à Shawinigan. «Ça fait 371 jours que je l’attends», souriait Renaud. «Ce n’est rien contre les Cataractes. J’ai passé trois belles années ici, au sein d’une organisation de première classe. Mais c’est sûr que lorsque tu affrontes ton ancien club tu veux gagner!»

Il a élevé les Bourque, Bourgault, Nadeau. Lundi, il devait préparer son équipe à les stopper. «C’est sûr que je connais leurs tendances! Je suis en ville depuis quelques jours, j’ai eu la chance de leur parler. Ce soir, le trio de Bourque, Bourgault et Nadeau a été dominant! C’est sûr que ce match avait un cachet particulier pour moi», avançait Renaud, qui croit que son équipe n’était pas au sommet de son art, toutefois. «Ça faisait plus d’un mois qu’on se préparait à affronter l’Armada, à qui on vient de livrer deux gros matchs. Je pense qu’il y a eu une baisse d’adrénaline généralisée, ce qui est normal. On a bien commencé le match, mais on a eu un bon creux de vague en deuxième. On a commis trop de revirements.»