Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay a donné la bénédiction au pilote Louis-Philippe Dumoulin ainsi qu’à sa voiture.

Une bénédiction symbolique pour Louis-Philippe Dumoulin

TROIS-RIVIÈRES — L’univers de la course automobile et de la religion se sont croisés le temps d’une bénédiction, jeudi dans le cadre du Festival de l’Assomption au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. Le pilote trifluvien Louis-Philippe Dumoulin et sa voiture ont honoré la tradition en vue de l’épreuve ultime du Grand Prix de Trois-Rivières.

«C’est la troisième année de suite qu’on fait la bénédiction. On a été en discussion avec le directeur général du GP3R Dominic Figère. On s’est dit que ça serait intéressant de jumeler deux activités importantes à Trois-Rivières, soit le Festival l’Assomption et le GP3R. Ce sont deux événements qui cohabitent depuis plus de 50 ans», soutient Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay, le recteur du Sanctuaire.

L’objectif de ce geste symbolique est de bénir non seulement la voiture, mais aussi le pilote qui est assis derrière le volant. «On ne bénit pas seulement de la tôle. On bénit des gens et des humains. Pour moi, l’objectif n’est pas la performance, mais plutôt le bien-être et la sécurité», appuie-t-il.

Louis-Philippe Dumoulin a beaucoup de plaisir se prêter à cette tradition. D’ailleurs, c’est la deuxième fois que le pilote trifluvien bénit la voiture #47 WeatherTech Bellemare de la série NASCAR Pinty’s. «C’est symbolique pour moi. J’ai été élevé par une famille catholique. Évidemment, on a nos croyances. Je viens souvent me recueillir ici, c’est un endroit qui a beaucoup de signification pour moi. On est content de venir avec la voiture», confie-t-il.

La bénédiction a porté ses fruits l’année dernière. «On a terminé deuxième au Grand Prix de Trois-Rivières et on a gagné le Championnat 2018 en NASCAR Pinty’s. Évidemment, la bénédiction a aidé et on était bien content. On va travailler très fort pour répéter ça cette année», complète-t-il, tout sourire.

Le pilote Louis-Philippe Dumoulin s’est prêté à la tradition avec enthousiasme.

Actuellement, le pilote est troisième au classement. «On est au milieu de la saison et tout est possible en ce moment», entrevoit positivement le coureur trifluvien.

Un rallye 100% électrique

Parallèlement, le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap accueillait la deuxième édition du Rallye E-Efficacité FIA du Québec (REEFQ), en collaboration avec le GP3R. Les 13 participants ont parcouru environ 310 kilomètres de St-Jérôme à Trois-Rivières à bord d’une voiture 100% électrique. En nouveauté cette année, deux voitures à hydrogène étaient de la course.

«Ce qui est intéressant dans ce rallye, c’est que ça permet d’avoir des voitures électriques dans un contexte amical, social et jovial. Aujourd’hui, il y a des pilotes qui font le Championnat du monde qui sont venus d’Europe, de France et d’Italie», supporte Fugère.

Le pointage était établi en fonction de l’efficacité énergétique et surtout, de la régularité des pilotes. «L’année passée, c’était seulement un rallye d’efficacité avec des règles un peu plus souple qu’on avait mis sur place. Cette année, c’était plus difficile par les exigences de rallye de régularité de la FIA. (...) C’est une discipline un peu plus complexe et qu’on ne connaît pas du tout en Amérique du Nord. Pour nous, c’était un peu compliqué du côté de l’organisation, mais ça s’est somme toute bien déroulé», commente le directeur du GP3R.

Plusieurs participants ont particulièrement aimé leur expérience. Guy Bourassa a conduit le véhicule électrique Jaguar I-PACE. Dès qu’il a franchi la ligne d’arrivée, il était agréablement surpris de constater qu’il avait généré de l’énergie lors de son trajet.

Parallèlement, le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap a accueilli la deuxième édition du Rallye E-Efficacité FIA du Québec (REEFQ), en collaboration avec le GP3R. Sur la photo, une voiture à hydrogène à la ligne d’arrivée.

«Ce matin, j’avais sur mon odomètre une autonomie affichée de 325 kilomètres. Maintenant, il me reste 140 kilomètres et on en a fait environ 300 kilomètres. Au final, je finis avec 430 km. C’est incroyable», s’exclame Bourassa.

Quant à Albert Prusik, leader en véhicule à hydrogène, il s’est plu à essayer son véhicule à hydrogène sur les routes du Québec. «Le rallye est très bien organisé et c’est un très beau parcours. Il y avait quelques travaux sur la route et pour les épreuves de régularité ça a une grosse influence. Mais il faut avouer qu’on a découvert un paysage magnifique. Ça nous donne envie de revenir», conclut l’homme qui provient de la France.

D’autres ne tenaient pas le même discours. La portion de régularité n’a pas rempli les exigences, se plaignaient certains participants. Dominic Fugère comprenait leur déception. «Il y a eu des erreurs sur les cartes. En Europe, pour calculer la régularité, ils utilisent des transpondeurs et des satellites. Si on avait fait ça, les budgets grimpaient d’environ 40 000 $. Nous, on pense que le volet efficacité a plus d’avenir, car c’est avec l’autonomie des batteries qu’on calcule vraiment le potentiel des véhicules de l’avenir.»

Avec la collaboration de Louis-Simon Gauthier