Le gardien Samuel Montembeault a grandement apprécié son expérience sous les projecteurs du Match des étoiles de la Ligue américaine de hockey.

Une belle vitrine pour Montembeault

Trois-Rivières — Considéré comme l’un des gardiens à surveiller sur les écrans radars pour les prochaines années, Samuel Montembeault a eu l’occasion, dimanche et lundi, de participer aux activités du Match des étoiles dans la Ligue américaine de hockey. Représentant le club hôte des Thunderbirds, à Springfield au Massachusetts, le Bécancourois de 22 ans, espoir numéro un des Panthers de la Floride à sa position, s’est bien tiré d’affaire.

Non, on n’invite pas les hommes masqués au concours d’habiletés ainsi qu’aux matchs qui s’en suivent pour voler le spectacle. Le Match des étoiles, c’est d’abord le party des attaquants de talent, des défenseurs au flair offensif plus développé que la moyenne.

Qu’à cela ne tienne, l’ex-portier des Estacades de Trois-Rivières et de l’Armada de Blainville-Boisbriand a grandement apprécié son expérience. Un séjour unique, réservé à l’élite, et qu’il a pu vivre aux côtés des membres de sa famille, venus de Bécancour pour l’encourager.

«Springfield, c’est à cinq heures et demie de route de la maison, ce n’est pas si long comme trajet. Mes parents ont assisté à plusieurs matchs depuis que je suis avec les Thunderbirds, mais j’avoue que le week-end du Match des étoiles, c’est particulier», confesse Montembeault, l’un des huit gardiens sélectionnés pour prendre part à la classique annuelle de la LAH.

Son équipe, qui regroupait les ténors de la division Atlantique, s’est inclinée en fusillade lors de la finale, face aux joueurs étoiles de la division Nord. Alex Belzile, du Rocket de Laval, faisait notamment partie de cette sélection. Un autre Québécois, Francis Perron (San Jose), complétait le trio des hockeyeurs originaires de la Belle province invités à l’événement.

«J’aurais préféré gagner mon duel en tirs de barrage, sauf que si je regarde l’ensemble de ma fin de semaine, c’est satisfaisant. Ce n’est pas évident pour un gardien quand le jeu se déroule à trois contre trois», sourit Montembeault, qui a eu droit à de belles ovations du public à Springfield.

Près de 7000 personnes occupaient les gradins du MassMutual Center. Il faut dire que la région est reconnue pour son amour du hockey et représente le bastion de l’un des premiers clubs à avoir vu le jour dans la Ligue américaine.

«C’est un public connaisseur. Dans les circonstances, c’est un bel honneur de recevoir les encouragements. J’ai vécu ça intensément avec mon coéquipier Anthony Greco.»

Une place sécurisée

Depuis la transaction ayant expédié Michael Hutchinson à Toronto, Samuel Montembeault est officiellement le troisième gardien dans la hiérarchie des Panthers, derrière les joueurs de la LNH Roberto Luongo et James Reimer.

Or, à la suite de cet échange, les médias en Floride suivent avec encore plus d’intérêt l’évolution du jeune homme originaire de Sainte-Gertrude. Le principal intéressé est pleinement conscient qu’il risque d’être le premier rappelé si Luongo ou Reimer se blessent.

Les Panthers seront peut-être tentés de faire graduer Montembeault d’ici la fin de la saison, d’autant plus que l’équipe tarde à prendre son envol en cette saison 2018-19 qui devait pourtant en être une prometteuse. Luongo, 39 ans, est sous contrat jusqu’en 2022; il a répété à plusieurs reprises qu’il aimerait se rendre jusqu’au bout de cette entente. Quant à Reimer, il lui reste deux autres années à son pacte signé avec les Panthers.

«Je ne suis pas insensible à tout ça. Je vis bien avec la présence médiatique, c’est normal qu’on parle davantage de moi», reconnaît le gardien, mis en vedette récemment dans un long article publié sur le site web The Athletic.

Dans cet article, la journaliste Erin Brown rappelle que depuis 1993, les Panthers n’ont été en mesure de développer des gardiens établis dans la LNH qu’à deux reprises: avec Kevin Weekes et Jacob Markstrom.

Par contre, à la lumière des performances de Montembeault, les chances d’en voir un troisième d’ici quelques années augmentent.