Le gérant des Aigles T.J. Stanton est rentré à Trois-Rivières avec le moral dans les talons.

Une autre avance qui s’évapore...

TROIS-RIVIÈRES — Une sixième manche difficile de Chris Murphy a causé la perte des Aigles, jeudi à Rockland, où la troupe de T.J. Stanton a subi le balayage en perdant une troisième partie de suite, 7-5, face aux Boulders, une quatrième en incluant la défaite de dimanche à Québec.

Les Oiseaux se réveillent donc, vendredi matin, avec une fiche déficitaire de 9-10. Une première pour eux cette saison.

«C’est encore la même histoire. C’est encore notre lanceur qui flanche au mauvais moment après deux retraits», soupirait Stanton, sans doute heureux de renouer avec le Stade Stéréo Plus de Trois-Rivières, dès vendredi soir.

Murphy s’en tirait bien jusqu’en fin de sixième. Les Aigles menaient 4-2 et il ne manquait au droitier qu’un retrait pour filer en septième. Deux simples, un double et un circuit de Mikael Mogues plus tard, c’était 6-4.

Les Boulders ont ajouté un point en huitième, puis les Aigles ont tenté une remontée à leur dernier tour au bâton, sans succès.

«Ce qui me déçoit, c’est que ça dégénère rapidement pour nos lanceurs à un certain moment. Autant pour nos partants que nos releveurs. Ce n’est pas inquiétant, disons que je suis plus frustré et j’ai hâte que les choses se placent.»

Les Aigles traversent en ce moment la première léthargie de leur saison.

Les ennuis au monticule ne sont pas les seuls qui minent la fiche du club: Anthony Hermelyn et Kevin Cornelius frappent pour une moyenne au bâton inférieure à ,200.

Alexis Colon (,235), Michael Suchy (,229) et Javier Herrera (,224), qui occupent les positions un à trois de l’alignement offensif, n’ont pas des statistiques à tout casser.

Le puissant cogneur Taylor Brennan (,364), pour qui tout sourit en ce début de campagne, Sam Dexter (,350) et David Glaude (,288) affichent les meilleurs chiffres. Ce sont ces trois joueurs qui ont produit les points des Aigles jeudi.

«La baisse de régime de l’attaque, ça ne m’inquiète pas trop, mentionne Stanton. Je persiste à croire qu’on peut gagner chaque série et nous avons de la puissance pour ça. Par contre, quand nos lanceurs gèrent mal nos avances, ça devient difficile pour nos frappeurs de devoir composer avec une pression constante.»

Le receveur Hermelyn a été expulsé en début de sixième manche. Marcus Blackmon l’a remplacé derrière la plaque. Au bâton, le produit de l’Université Jamestown n’a pas encore trouvé ses aises, comme en témoignent ses huit retraits au bâton en dix présences.

Les Capitales sont en ville
Les Aigles auront l’occasion de venger les deux défaites encaissées en trois rencontres contre les Capitales, le week-end dernier à Québec, alors que s’amorce, vendredi à Trois-Rivières, une série de trois joutes entre les deux rivaux de l’autoroute 40.

Il sera intéressant de voir si l’attaque trifluvienne pourra retrouver ses repères contre les lanceurs de Québec, qui, pour la plupart, sont réputés pour utiliser avec efficacité les balles à effet.

Du côté de l’offensive, celle des Capitales mise davantage sur le contact que sur la puissance, comparativement aux frappeurs de Trois-Rivières.

C’est le grand droitier Kevin McNorton qui affrontera les Québécois vendredi soir. Avec sa fiche de deux gains et un revers et sa moyenne de points mérités à 2,14, le lanceur de l’Alabama est l’une des belles surprises des Aigles jusqu’ici, en compagnie d’Ethan Elias et Taylor Hyssong.

Le vétéran Alberth Martinez, arrivé en Mauricie samedi dernier, jouera son premier match avec les Oiseaux.

Le Vénézuélien n’avait pas encore reçu son visa de travail américain pour accompagner l’équipe dans l’État de New York. Il sera utilisé comme frappeur de choix.

Avant la rencontre, l’organisation des Aigles rendra hommage à l’équipe des Phillies de Trois-Rivières de 1957, dans le cadre des activités entourant le 80e anniversaire du stade de baseball.