William Boyer-Richard a réussi à se faire une place sur l’alignement partant des Broncos, dès sa première année.

Une année recrue du tonnerre

TROIS-RIVIÈRES — William Boyer-Richard a le don de faire bonne impression et il a poursuivi cette tradition à sa première saison en première division de la NCAA. Même si les Broncos de l’Université Western Michigan ont connu une année fort difficile au plan collectif, l’ancien du Vert et Or du Séminaire Saint-Joseph a épaté à ses premiers pas au sein du réseau universitaire américain de basketball, parvenant même à se frayer une place dans la riche histoire de ce programme qui existe depuis 106 ans!

D’abord débarqué à Kalamazoo dans l’espoir d’arracher le plus de minutes de jeu possible à l’entraîneur Steve Hawkins, le Drummondvillois de 21 ans a finalement réussi à se frayer un chemin jusqu’à l’alignement partant en deuxième moitié de saison.

«Au début de l’année, dans les matchs hors-conférence, je ne jouais pas beaucoup. J’étais réserviste comme point guard. Je jouais de 10 à 15 minutes par match. Puis, petit à petit, mon temps de jeu à augmenté. Et quand nous sommes arrivés en deuxième moitié, dans les matchs de conférence, j’ai été intégré au cinq partant comme shooting guard», explique celui qui a disputé son basketball collégial au Collège Jean de Brébeuf, à Montréal.

Les résultats n’ont pas tardé à s’avérer concluants. Non seulement Boyer-Richard s’est affirmé comme l’un des meilleurs pour les lancers de 3 points dans la conférence Mid-American, mais son excellent taux d’efficacité de 49,3 % depuis la ligne de 3 points représente le deuxième meilleur rendement dans l’histoire de Western Michigan. Malgré tout, le principal intéressé refuse de bomber le torse. «J’ai appris à ne jamais être satisfait et de toujours en vouloir plus dans la vie!», mentionne celui qui a disputé les 32 matchs de son équipe, dont 18 à titre de partant.

Pendant que les statistiques individuelles s’empilaient pour Boyer-Richard, les résultats demeuraient décevants pour les Broncos. Au total, ils ont bouclé leur saison avec une fiche globale de 8-24, dont un piètre dossier de 2-16 à l’intérieur de leur conférence. Leur parcours éliminatoire n’a d’ailleurs pas duré bien longtemps avec une défaite de 81-67 au premier tour devant les Chippewas de l’Université Central Michigan. Au final, ce sont les Bulls de Buffalo qui sont sortis vainqueurs de la conférence Mid-American pour participer au March Madness, où ils ont été éliminés au deuxième tour.

Malgré les ennuis collectifs des Broncos, Boyer-Richard se dit optimiste pour les années à venir. «Dans notre conférence, il y avait plusieurs équipes matures qui misaient sur plusieurs seniors (4e année) et juniors (3e année) dans leur alignement partant. Nous, on avait seulement deux seniors dans notre groupe de partants en plus de deux freshman (recrue) et un sophomore (2e année)», explique le numéro 20 des Broncos qui a totalisé 159 points cette saison. «On a souvent bien joué, mais on a perdu plusieurs matchs par cinq points et moins, par manque d’expérience. Notre entraîneur est bien content de la cohésion qu’on a développée. Même si on a perdu plusieurs parties, on a beaucoup progressé.»

Maintenant que cette première saison est dans les livres, Boyer-Richard a déjà hâte à la prochaine campagne où il devrait avoir droit à un rôle accru. «Les entraîneurs veulent me retourner au poste de point guard, où je suis le plus habitué. Cette saison, je pense qu’ils m’ont placé comme shooting guard pour me faire prendre de la confiance. C’est justement ce qu’ils veulent que j’améliore, ma confiance en moi. Je dois apprendre à faire ma place. J’ai tendance à être trop gentil. Ils veulent que je prenne plus souvent des lancers au panier.»

Et à la lumière de son taux d’efficacité de la ligne de 3 points cette saison, il y a fort à parier que cette confiance sera juste à point pour le début de sa deuxième saison dans le Michigan.