Samuel Montembeault a réussi une entrée remarquée dans la LNH.

Une année fabuleuse pour Samuel Montembeault

Trois-Rivières — À quelques jours de remiser son équipement pour la période estivale, le gardien Samuel Montembeault trace un bilan rempli de fierté pour sa deuxième saison complète chez les professionnels. En plus d’une participation au match des étoiles de la Ligue américaine, le Bécancourois de 22 ans a eu droit à une entrée en matière plus que concrète dans la grande ligue avec les Panthers de la Floride.

D’abord rappelé d’urgence pendant une blessure à James Reimer, à la fin du mois de février, l’ancien des Estacades aura finalement passé un peu plus d’un mois aux côtés de son idole de jeunesse, Roberto Luongo. Le bilan de ce premier séjour s’est d’ailleurs avéré prometteur avec un dossier de quatre victoires, trois revers et deux défaites en prolongation, le tout assorti d’une moyenne de buts alloués de 3,04 et un taux d’arrêts de ,894.

Voilà un scénario de rêve pour un jeune homme qui avait amorcé l’année en tant que quatrième portier de l’organisation dirigée par Dave Tallon, derrière Luongo, Reimer, et Michael Hutchinson.

«Au début, quand ils m’ont rappelé, ils m’ont dit de faire mes valises pour une semaine. On ne savait pas vraiment la gravité de la blessure à Reimer. Finalement, ce n’était pas si grave, mais ils m’ont quand même dit que j’allais garder les buts lors de notre séquence de deux matchs en deux jours», se rappelle le gardien de 6pi et 3po.

Ce baptême dans la meilleure ligue au monde, il l’a vécu à domicile, au BB&T Center le 2 mars. Après un départ difficile, où il a encaissé deux buts lors des deux premières minutes de jeu, il s’est ressaisi pour aller arracher un point en prolongation lors d’une défaite devant les Hurricanes de la Caroline.

«Ce n’était pas le départ souhaité. Je me suis assuré de prendre de grandes respirations! Et lors du temps d’arrêt pour la télé, Roberto Luongo est venu me parler pour me dire de relaxer et de profiter du moment présent», se souvient l’ex-portier de l’Armada de Blainville-Boisbriand.


« Les gens sont satisfaits de moi. Ils ont mentionné que c’était le jour et la nuit pour ma progression par rapport à l’an dernier. Ils m’ont aussi dit de faire ce que j’avais à faire pour arriver prêt au camp l’an prochain »
Samuel Montembeault

Par la suite, le conte de fées s’est poursuivi pour Montembeault. Il demeurait toutefois sur le qui-vive chaque jour, ne sachant pas s’il allait être dépêché dans l’action ou plutôt regarder l’action depuis le bout du banc.

«Ils ne m’en disaient pas beaucoup. J’arrivais à l’aréna et je m’apercevais si j’étais le gardien partant. Il y a eu ma première victoire contre le Minnesota, puis on a eu un voyage dans l’Ouest et ça s’est bien poursuivi. J’ai gardé six matchs de suite. Par contre, j’ai eu une séquence un peu plus difficile après, un peu à l’image de l’équipe. Au moins, j’ai réussi à bien finir à mon dernier match contre les Islanders», explique-t-il.

Au terme de la saison régulière dans le circuit Bettman, Montembeault a été cédé aux Thunderbirds de Springfield à qui il reste trois matchs à disputer pour la forme. À l’image des grands frères de la LNH, le printemps sera également hâtif dans la Ligue américaine.

«L’expérience a été géniale dans la Ligue nationale. J’ai vécu quelque chose d’incroyable à ma première victoire. Puis, j’ai même eu la chance de jouer contre le Canadien au Centre Bell devant ma famille.»

En vidant son casier du BB&T Center, Montembeault a eu droit à de bons mots d’encouragement de la part de la direction. Évidemment, rien ne lui garantit un poste dans la LNH l’an prochain. Mais avec Luongo et Reimer qui ne sont plus dans la fleur de l’âge, le gardien originaire de Sainte-Gertrude représente assurément l’avenir entre les poteaux à Sunrise.

«Les gens sont satisfaits de moi. Ils ont mentionné que c’était le jour et la nuit pour ma progression par rapport à l’an dernier. Ils m’ont aussi dit de faire ce que j’avais à faire pour arriver prêt au camp l’an prochain et qu’il peut arriver plein de choses d’ici là.»

La prochaine saison se déroulera toutefois avec de nouveaux visages derrière le banc. Après avoir fait bonne impression auprès de Bob Boughner, qui a été congédié au terme de la campagne, Montembeault devra maintenant convaincre un nouvel entraîneur. C’est à Joel Quenneville qu’a été confiée la mission de mener à bon port cette jeune et talentueuse équipe.

«C’est un gars qui a gagné trois fois la Coupe Stanley à Chicago. Son arrivée va certainement apporter du positif à l’équipe», souligne-t-il.

«On a un jeune noyau et on a des choses à améliorer, c’est certain. Mais on a un groupe pour participer aux séries et même faire un bon bout en séries. On a des gars comme (Jonathan) Huberdeau et (Aleksander) Barkov qui sont très talentueux et qui ont connu toute une saison. Et ils continuent de progresser.» Mais avant de voir trop loin et penser à 2019-20, Montembeault a encore trois matchs en 48 heures à l’horaire dans la Ligue américaine.