Gabriel Balbinotti admet sans gêne qu’il aurait préféré voir plus d’action, cette saison avec le Fury dans la United Soccer League. Le Trifluvien de 20 ans n’a été utilisé que dans deux parties, pour 51 minutes au total.

«Une année d’apprentissage» pour Gabriel Balbinotti

TROIS-RIVIÈRES — Habitué d’être au cœur de l’action, Gabriel Balbinotti a vécu un baptême professionnel plutôt timide au cours de la dernière année avec le Fury d’Ottawa, dans la United Soccer League.

Après un brillant stage au sein de l’Académie de l’Impact de Montréal, l’attaquant de 20 ans a dû se contenter d’un rôle très limité, avec 51 petites minutes de jeu réparties en deux présences sur le terrain.

Pour le reste des 32 autres matchs, c’est un rôle de spectateur auquel il a eu droit. Dans un tel scénario, difficile pour le franc-tireur de se faire valoir pleinement aux yeux de l’entraîneur Julian De Guzman.

«J’ai vécu une saison difficile. Je n’ai pas eu le nombre de minutes que j’aurais aimé avoir. Mais en même temps, l’entraîneur avait son effectif et c’était à moi de lui forcer la main pour me faire jouer. Je n’ai pas réussi à faire ma place. Il y avait une grande marche entre l’Académie de l’Impact et la United Soccer League», reconnaît l’ancien de l’Académie les Estacades, en entrevue téléphonique depuis le Brésil, d’où il est originaire.

«J’avais une très bonne relation avec l’entraîneur. On se parlait souvent. On échangeait même en portugais de temps à autre. Il m’a beaucoup aidé, tant sur les aspects offensifs que défensifs de mon jeu», raconte celui qui a vu le Fury rater les séries après avoir compilé un dossier de 13 victoires, 15 défaites et 6 verdicts nuls.

Néanmoins, Balbinotti affirme avoir progressé considérablement sur les lignes de côté chez le Fury. «J’ai beaucoup appris en côtoyant des professionnels. Le plus important chez les pros, c’est l’aspect mental. Il faut savoir bien récupérer quand ça va mal et aussi savoir poursuivre la séquence quand ça va bien. Cette année, je manquais d’expérience professionnelle et ça paraissait dans mon jeu. C’est une année d’apprentissage qui va être bénéfique pour moi pour la suite des choses.»

Après 6 petites minutes en guise de baptême professionnel, en fin de match contre le North Carolina FC le 21 avril, Balbinotti a ensuite eu droit à 45 minutes de jeu contre le Toronto FC II, le 30 mai. C’est d’ailleurs au cours de cette occasion qu’il a obtenu son seul tir cadré de la saison. «J’étais pas mal nerveux à mon arrivée sur le terrain. Mais plus le match avançait, plus je me sentais à l’aise.»

En quête d’un nouveau défi

Maintenant son contrat avec le Fury expiré, Balbinotti est à la recherche d’un nouveau défi professionnel.

À l’heure actuelle, il compte considérer toutes les options qui s’offriront à lui. Cependant, la possibilité de poursuivre sa carrière dans son pays d’origine sonne comme de la musique à ses oreilles. Encore faut-il qu’une équipe s’intéresse à ses services au pays du ballon rond.

À ce sujet, le Trifluvien d’adoption a récemment participé à un camp d’entraînement d’un mois avec l’académie du SC International, une formation de la première division brésilienne basée à Porto Alegre. Il s’agit là d’un premier contact fort intéressant pour lui, d’autant plus que sa famille est originaire de ce coin du globe.

«Ça s’est super bien passé. J’ai pu mettre en pratique ce que j’ai appris à Ottawa. Je suis en train d’évaluer si je vais rester ici. J’aimerais avoir de bonnes conditions de jeu», mentionne-t-il.