Le principal enjeu demeure la santé des enfants pour Julie Robitaille.
Le principal enjeu demeure la santé des enfants pour Julie Robitaille.

Un vent d’optimisme pour Julie Robitaille

TROIS-RIVIÈRES — Julie Robitaille s’est dite encouragée à la suite de sa plus récente discussion avec l’attachée politique de la ministre déléguée à l’Éducation, responsable du Loisir et du Sport, Isabelle Charest. Le mot d’ordre: «patience, restons positifs, ça s’en vient».

«On m’a confirmé que le protocole de retour avait bel et bien été reçu. On s’est fait entendre. Pour le moment il n’y a aucune date, mais il y a de l’espoir.»

La prochaine étape dans le processus du retour des écoles de hockey est l’ouverture des arénas. «Évidemment, on a très hâte. Je suis une femme très patiente, je vais me tenir debout jusqu’à la fin, et ce, pour les jeunes, mes employés et moi-même.»

L’engouement reste et demeure au sein de sa clientèle. Quelques écoles ont déjà annoncé leur fermeture pour l’été. Ainsi, les inscriptions continuent toujours d’entrer selon Julie Robitaille. «L’espoir est encore là chez les clients. Je n’abandonnerai pas, si je peux ouvrir huit semaines, je vais être aux anges, mais si ce n’est que pour quatre semaines, je vais le faire quand même».

Le directeur général des Cataractes de Shawinigan, Martin Mondou souhaite également un retour sur la surface glacée. «Plus que l’on perd de temps, plus qu’il y aura de conséquences. C’est notre sport national, les hockeyeurs ont l’habitude de patiner et de s’entraîner. En perdant celles-ci, j’ai peur que l’on voie apparaître de mauvais plis chez les jeunes en général.»

Le grand manitou des Cataractes a d’ailleurs prévu une visioconférence avec le préparateur physique de l’organisation, Kyle Sutton, afin d’établir un plan solide visant à bien encadrer leurs poulains.

Le directeur général, entraîneur-chef du Bellemare de Louiseville et papa d’un hockeyeur de 12 ans, Dean Lygitsakos, entrevoit, quant à lui, le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. «Ça pousse les jeunes à se réinventer, à aller lire sur le web et éventuellement à devenir plus autonomes. Ceux qui veulent le plus et qui font leurs propres démarches en verront les résultats.»

Le coloré entraîneur n’a toutefois pas manqué de témoigner son incompréhension face à certaines décisions du gouvernement.

«C’est certain que j’ai de la difficulté à comprendre que l’on puisse manger du popcorn à une certaine distance, mais que l’interdiction de pratiquer le hockey sur glace perdure. Rien ne va jamais équivaloir à toucher à la glace avec de bons mentors».