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François Noël occupera un rôle clé au sein de Judo Québec, dès janvier prochain.
François Noël occupera un rôle clé au sein de Judo Québec, dès janvier prochain.

Un Trifluvien à la direction technique de Judo Québec

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
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Trois-Rivières — Judo Québec pige en Mauricie. Entraîneur depuis presque 25 ans, le fondateur du club Seikidokan de Trois-Rivières, François Noël, accède au poste de directeur technique de la fédération provinciale.

Il entrera en poste le 6 janvier. Sa mission? Coordonner les compétitions de l’organisme, préparer les sélections pour les Championnats canadiens, s’assurer que les règles de son sport s’appliquent dans tous les clubs du Québec et accorder les sanctions aux divers tournois.

S’ajoute à ces tâches un mandat de taille: former les entraîneurs. «En d’autres termes, je deviens le spécialiste de tout ce qui touche la formation des coachs ainsi que les compétitions», explique François Noël, qui détient lui-même le niveau 4 du Programme national de certification des entraîneurs (PNCE).

«C’est une offre difficile à refuser. Avec la pandémie et la mise sur pause des sports de combat, j’avais entamé une réflexion. Dans une année normale, je n’aurais peut-être pas pris ce recul, mais la situation me le permettait et il y avait une ouverture de poste à la fédération.»

Il remplacera l’actuel directeur technique Patrick Vesin, qui part pour la retraite. «Il a été mon mentor dans tout ça.»

François Noël n’a plus besoin de présentations dans le monde du judo au Québec. Encore moins en Mauricie. Judoka actif depuis plus de trois décennies, il a commencé à entraîner les jeunes en 1996. Deux ans plus tard, il s’y investissait à temps plein, avant de fonder le Seikidokan en 2001.

Sous sa férule, le dojo situé à la Bâtisse industrielle dans le parc de l’Exposition aura vu défiler plusieurs bons athlètes, comme les sœurs Ève et Alix Renaud-Roy, Charles Breton-Leduc, Olivier Gobeil St-Amand et Anthony Pépin, pour ne nommer que ceux-là. «En nommer, c’est en oublier plein», sourit Noël, qui s’estime chanceux d’avoir assisté au développement d’autant de joyaux, qui ont par la suite représenté son club à l’échelle canadienne, voire internationale.

L’entraîneur en compagnie de deux de ses joyaux, Alix Renaud-Roy et Charles Breton-Leduc, en 2010.

L’un de ses poulains, Jacob Landry, prendra d’ailleurs du galon au sein du Seikidokan puisqu’il y deviendra l’entraîneur principal. Noël continuera à prêter main forte, mais avec ses nouvelles tâches chez Judo Québec, il lui sera impossible de diriger son monde lors des compétitions.

«Je suis tellement content d’avoir une relève! On prépare Jacob pour ça. Il est dans la jeune vingtaine et a commencé le judo quand il avait 5 ans. C’est un médaillé canadien, il a fait tout son cheminement dans le Sport-études aux Estacades. Quand j’ai démarré le Seikidokan avec quelques amis, j’avais sensiblement son âge.»

Adjoint de Noël au Seikidokan, Christian Gagné assumera la direction technique. Yves Landry, une autre figure de proue du judo en Mauricie, poursuivra aussi son implication.

«Pas question de déménager à Montréal!»

François Noël est attaché à sa Mauricie. Non seulement a-t-il supervisé depuis trois décennies le cheminement de nombreux athlètes, il assume un rôle important au sein de l’organisation du Duché de Bicolline.

«Pour moi, il n’était pas question de déménager à Montréal! Mon travail se fera beaucoup en télétravail. J’irai dans la métropole une ou deux fois par semaine. Sinon, je travaillerai de ma maison, sur le bord d’un lac à St-Mathieu-du-Parc.»

Défis stimulants

La pandémie a porté un dur coup aux sports de combat. En ce moment, seuls les étudiants-athlètes en Sport-études ont accès aux dojos et les séances se limitent à des entraînements individuels. Ce n’est pas l’idéal, mais au moins, la relève foule les tapis.

Au Seikidokan, environ deux tiers des membres ne sont pas revenus pour l’instant. «Ce sera l’un de nos gros défis en 2021, ramener les judokas sur les tatamis, et ce partout dans la province.»

D’autant plus que le Québec mise sur une bonne réputation au pays. «On va toujours chercher un peu plus de 50 % des médailles.»

François Noël veillera donc à préserver cette réputation enviable, tout en continuant à développer son sport.