Jean-Philippe Glaude (au centre), qui a connu du succès ces dernières années comme recruteur des Predators de Nashville, pourrait bien se retrouver à la tête des Voltigeurs de Drummondville, une équipe qui sera à surveiller en 2018-19 dans la LHJMQ.

Un tandem mauricien à la barre des Voltigeurs?

CHRONIQUE / Est-ce qu’un tandem mauricien pourrait prendre la barre des Voltigeurs dans les prochaines semaines?

La réponse est oui!

Jean-Philippe Glaude, dépisteur des Prédateurs, a été pressenti par la direction des Voltigeurs pour participer au processus qui doit identifier un ou des successeurs à Dominique Ducharme, parti seconder Claude Julien avec le Canadien de Montréal.

Glaude est bien connu à Drummondville, il a disputé quatre saisons avec les Voltigeurs au tournant des années 2000. Il a ensuite enchaîné avec un brillant stage universitaire chez les Patriotes, avant de goûter brièvement au hockey professionnel en Europe.

Depuis quelques années, il s’est fait remarquer comme recruteur pour avoir réussi à vendre plusieurs Québécois à ses patrons, notamment les ex-Cataractes Samuel Girard et Frédérick Gaudreau, qui l’ont très bien fait paraître.

L’intérêt des Voltigeurs à l’endroit de Glaude ne date pas d’hier. Il y a deux ans, avant d’embaucher Ducharme, le président Éric Verrier avait une première fois sondé le terrain auprès du Trifluvien. Il avait été flatté par ce flirt, avant de décider de passer son tour.

L’histoire sera-t-elle différente cette fois? Pas impossible.

Chose certaine, les Voltigeurs sont beaucoup plus désirables en ce moment, Ducharme a travaillé comme un forcené pour préparer l’équipe à dominer la LHJMQ l’an prochain. Maxime Comtois et Félix Lauzon vont s’ajouter au puzzle au repêchage, deux acquisitions qui, à mon avis, placent les Voltigeurs comme la formation à battre en 2018-19.

Joint au téléphone lundi soir, Glaude a préféré ne pas commenter la situation. Il n’a donc pas voulu confirmer nos informations. Par contre, il n’a pas nié être actuellement en réflexion!

Lavoie serait sollicité
Si jamais Glaude décide de plonger, vous pouvez parier qu’il va tenter d’attirer son bon ami Frédéric Lavoie avec lui pour prendre les guides derrière le banc. L’amitié entre les deux hommes de hockey est coulée dans le béton.

Ils ont partagé le même vestiaire avec les Patriotes, Glaude est bien placé pour savoir quel genre de leadership Lavoie peut exercer… Quant à ses qualités d’entraîneur, elles sont reconnues par beaucoup d’intervenants dans le milieu, pas juste chez Glaude.

Rappelez-vous, Dominic Ricard avait tenté de l’embaucher à ses derniers milles avec les Voltigeurs. L’an dernier, Martin Mondou a tenu à le rencontrer avant de choisir un nouveau pilote. À Ricard comme à Mondou, Lavoie a servi le même discours: il est bien dans le midget AAA, il croit encore être en mesure de se développer dans cet univers qui lui offre en plus une bien meilleure conciliation travail-famille.

L’exemple de Bouchard
Même s’ils sont potes, Glaude devra donc se lever de bonne heure pour dynamiter le plan de carrière de Lavoie.

Remarquez, ce n’est pas impossible. La preuve se trouve actuellement à Rouyn-Noranda.

Gilles Bouchard se plaisait avec les Patriotes de l’UQTR, après un long règne avec les Estacades midget AAA. Il n’avait jamais envoyé un c.v. dans le junior majeur, son nom ne circulait pas trop non plus et il ne s’en offusquait pas, heureux dans son patelin d’adoption.

Tout ça a changé quand le téléphone a sonné et que son bon ami André Tourigny lui a offert sa succession. Les Huskies l’ont bien entouré et lui ont octroyé de bonnes conditions de travail, ce qui l’a convaincu de prendre son baluchon et de s’installer en Abitibi.

Bien sûr, nous n’en sommes pas encore là avec les Voltigeurs. Voyons d’abord de quel côté penchera Glaude après sa réflexion. Il a l’oreille de ses patrons à Nashville. Mais bon, d’un autre côté, ça doit être tentant de prendre le contrôle de l’équipe junior dont il a fièrement porté les couleurs pendant quatre ans.