Les Patriotes sont déjà dans les câbles.

Un réveil trop tardif pour les Patriotes

Trois-Rivières — Le plan de match avait beau être simple, il n’a aucunement été respecté, jeudi soir au Colisée, avec comme résultat que les Patriotes de l’UQTR se retrouvent déjà sous le respirateur artificiel à la suite d’un revers de 4-3 devant les Ravens de Carleton dans leur série quart de finale.

Au tableau indicateur, les Trifluviens ont été dans le coup. Même jusqu’à la dernière seconde alors que le meilleur franc-tireur de l’équipe, Christophe Boivin a bénéficié d’une chance inouïe de créer l’égalité, qu’il n’a malheureusement pas été en mesure de convertir.

Malgré une fin de match dramatique, l’histoire du match est bien différente. Les Patriotes ont plutôt été malmenés par les visiteurs pendant plus de la moitié de la rencontre. Et sans le brio de Sébastien Auger – il a notamment stoppé 19 rondelles en première période – l’issue du match aurait pu être scellée beaucoup plus tôt.

À l’aube du premier duel, les protégés de l’entraîneur Marc-Étienne Hubert avaient été unanimes: sans un effort de 60 minutes, ils ne pourraient rivaliser avec leurs rivaux. C’est exactement ce qui s’est produit alors que les Ravens ont contrôlé les 40 premières minutes de jeu.

«C’est l’histoire de notre année. Si on est engagé pendant 60 minutes, on va avoir du succès. Si on a des passages à vide, c’est ça que ça donne», a indiqué l’entraîneur, néanmoins satisfait du caractère démontré. «On s’est battu jusqu’à la fin. C’est bon pour le moral au moins et le momentum de la série.»

Avec un pointage intact après une période, les Ravens ont pris leur envol lors de l’engagement médian. Matthew Forchuk a d’abord ouvert la marque avec un tir parfait. Puis, en l’espace de 47 secondes, Jared Steege et Andrew Jarvis ont offert une priorité de trois buts aux Ravens. Brett Gustavsen a même ajouté un quatrième filet avant la fin de la période.

Alors que le match semblait dans la poche, les Ravens ont baissé la garde et les Patriotes en ont profité. Patrice Demuy a brisé la glace. Puis, des buts de Jason Lavallée et Christophe Boivin en l’espace de 20 secondes ont permis aux Patriotes de croire à un miracle, avec un peu plus de deux minutes à jouer.

Malheureusement pour les locaux, la remontée est arrivée à court, malgré de belles occasions pour Mathieu Lemay et Christophe Boivin dans les dernières secondes de jeu.

À sa sortie du vestiaire, le pilote des Ravens était loin d’être enchanté par la fin de match. Il se consolait au moins avec la victoire qui place ses rivaux dans les câbles. «Sur cette patinoire, contre cette équipe, on ne peut jamais rien tenir pour acquis. J’ai tenté de faire passer le message dans le vestiaire après deux périodes mais il n’a clairement pas été saisi», a laissé tomber Shaun Van Allen, peu impressionné par le travail des officiels.

Les Ravens auront l’occasion d’éliminer les Patriotes pour la première fois de leur histoire – l’UQTR a remporté les 7 premières séries lors des 10 dernières années – samedi soir au Ice House d’Ottawa.

Si nécessaire, un troisième et ultime match sera présenté dimanche soir, toujours dans la capitale fédérale.