Dean MacDonald et Glen Stanford, des Growlers de Terre-Neuve, ont visité le chantier du nouveau Colisée mardi. MacDonald a d’ailleurs publié cette photo sur Twitter, en ajoutant: «Il y a des villes qui investissent dans un nouveau colisée. C’est beau à voir.»

Un propriétaire de la East Coast League en visite au nouveau colisée de Trois-Rivières

Trois-Rivières — Un homme d’affaires a eu droit à une visite privée du nouveau colisée de Trois-Rivières mardi. Dean MacDonald, propriétaire des Growlers de Terre-Neuve dans la East Coast League, a en effet passé quelques heures dans la cité de Laviolette, visitant notamment le chantier au District 55 en compagnie du maire Jean Lamarche.

Les Growlers, affiliés aux Maple Leafs de Toronto, ont disputé une seule saison à Terre-Neuve, qui s’est terminée le printemps dernier par la conquête de la Coupe Kelly. Malgré ces succès sur la patinoire, MacDonald figure au nombre des promoteurs intéressés par le nouveau building de quelque 4000 places à Trois-Rivières. «On a eu plusieurs rencontres avec différents groupes. Mais une visite comme celle-là, c’est la première», témoignait le maire Jean Lamarche. «Ce sont des gens intéressés par notre projet, qui voulaient avoir plus d’informations sur notre structure. C’était important pour moi d’être avec eux aujourd’hui. C’est un dossier que je suis de près.»

Lamarche a ensuite accepté de livrer son appréciation de la journée, tout en se gardant une réserve. «Ce fut une visite très chaleureuse. Ces gens sont arrivés avec des questions très précises. L’intérêt était là, c’était évident. Maintenant, je ne veux pas commenter davantage, car nous sommes encore aux étapes préliminaires. On se rencontre, on magasine, il y a un peu de séduction... Ce qu’on souhaite, c’est d’avoir un maximum d’options avant de prendre nos décisions. Le taux d’occupation du nouveau Colisée est important à nos yeux.»

Le maire ne veut pas établir quel produit il souhaite présenter en priorité. Il a réitéré son appétit pour la LHJMQ, rappelant avoir rencontré le commissaire Gilles Courteau et le président des Cataractes Roger Lavergne. Il a confié toutefois n’avoir eu aucune discussion avec des promoteurs voulant ressusciter les Draveurs. Les gens qui ont levé la main jusqu’à présent l’ont donc fait pour du hockey professionnel. À ce sujet, des rumeurs lient le Canadien à Trois-Rivières pour une franchise de la East Coast League depuis des mois. Sur ce sujet précis, Lamarche se referme. «Je ne peux pas répondre aux questions concernant le Canadien», se limite-t-il à dire.

Lamarche redevient plus volubile quand on l’interroge sur le calendrier des prochains mois. Si la Ville n’est pas encore prête à prendre une décision sur le futur locataire du nouveau joyau trifluvien, c’est un dossier qui devrait avancer énormément au cours des prochains mois. «Idéalement, on veut du concret dans la Colisée pour l’automne 2020. Si un promoteur nous séduit avec une proposition qui s’amorce en 2021, on pourra attendre un peu. Mais le plan, c’est dès l’automne 2020, alors nous aurons des décisions à prendre bientôt.»

Selon les prévisions, le chantier du nouveau colisée devrait être terminé et l’équipement livré à la Ville en janvier 2020.

La Ville a d’ailleurs annoncé il y a un mois un investissement d’un demi-million de dollars pour l’ajoute de bandes de patinoires répondant aux normes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Cet ajout s’inscrit toujours à l’intérieur de l’enveloppe budgétaire prévue pour le colisée, soit 53,6 M$. Cet investissement ne se traduit toutefois pas par la certitude que Trois-Rivières puisse obtenir une équipe de cette ligue à l’intérieur des murs de son colisée. Le commissaire Gilles Courteau répète toujours que sa ligue ne prévoit aucune expansion à court et moyen terme, et qu’aucun des propriétaires actuels ne souhaite vendre ou déménager. Du côté des Cataractes, le discours reste le même depuis des années, à savoir qu’il n’y avait plus de place en Mauricie pour deux équipes de hockey junior.

Lorsque questionné sur la pertinence de cette dépense étant donné que Trois-Rivières n’avait pas la garantie d’obtenir une franchise de la LHJMQ, Lamarche avait expliqué en juillet que la Ville se préparait à toute éventualité. «C’est une occasion qu’on a, contrairement à certains autres amphithéâtres, de pouvoir les avoir au moment de l’installation. C’est un avantage, car oui c’est un coût qui est important, mais on nous a dit que pour certains amphithéâtres au Québec présentement, c’était beaucoup plus que ça. Ça avoisinait le million de dollars parce que le remplacement avait un coût beaucoup plus onéreux», mentionnait-il. «C’est un standard maintenant d’avoir ces bandes-là qui sont plus souples. Les amphithéâtres et les patinoires un peu partout au Québec vont devoir se munir de ces bandes-là, qui sont presque un standard pour les équipes majeures... On ne se ferme pas de porte, on les garde ouvertes le plus possible. Ça ne veut pas dire que ce sera la LHJMQ et ça ne veut pas dire que ça ne le sera pas non plus. Un tel équipement nous permet d’accueillir, par exemple, des championnats universitaires canadiens. Ça permettrait aussi d’aller chercher des matchs d’exhibition, mais surtout ça nous permet d’avoir un aréna de standard majeur», avait conclu le maire.

Rappelons par ailleurs que dans un entretien avec le journaliste Andre Zadarnowski, le nouveau commissaire de la East Coast League, Ryan Crelin, avait exprimé son intérêt pour le marché de Trois-Rivières. Dans l’article disponible sur le site www.habseyesontheprize.com, Crelin reconnaissait du même souffle que le scénario idéal est que le Canadien s’implique dans le dossier pour créer un deuxième club-école à proximité.