Patriotes et Golden Gaels ont divisé les honneurs de leur série de deux matchs, en novembre à Trois-Rivières.

Un piège gros comme le futur Colisée!

TROIS-RIVIÈRES — Mêlée bien malgré elle aux rumeurs entourant son avenir au futur Colisée, la jeune et fringante équipe des Patriotes a surpris tout le monde en terminant la saison parmi les meilleures au Canada. Elle entre en séries confiante, mais contre un adversaire compliqué: les champions en titre des dernières éliminatoires.

L’UQTR (19-6-1-2) a rendez-vous avec les Golden Gaels de l’Université Queen’s (12-13-1-2) qui, malgré une fiche déficitaire, alignent une dizaine de joueurs ayant goûté au champagne pas plus tard qu’en 2019, après leur conquête du championnat dans la Ligue de l’Ontario.

On parle donc d’une équipe qui est allée au Championnat canadien de hockey universitaire il y a moins d’un an. Non, il ne faut pas se fier aux 14 points de différence entre les deux clubs pour juger de la difficulté de ces premiers opposants. En fait, les Patriotes ont grandement intérêt à entamer cette série deux de trois en lion, mercredi soir à Kingston. Les deux autres matchs sont prévus samedi et dimanche, à l’aréna Claude-Mongrain de Trois-Rivières.

Avec seulement 326 minutes recensées au cachot, les Gaels forment le club le plus discipliné du circuit ontarien. Ils n’ont pas le flair offensif des Patriotes, mais misent sur des joueurs travaillants avec un entraîneur d’expérience en Brett Gibson. Danger! «Ce n’est pas une équipe à prendre à la légère. Pour nos 15 recrues, c’est une bonne entrée en matière en séries», est d’avis l’entraîneur-chef des Patriotes, Marc-Étienne Hubert, rappelant le parcours magique des Gaels au printemps passé.

«Ils ont vaincu Concordia, Ottawa, Carleton et Guelph avant d’aller au championnat national. Juste d’éliminer Ottawa, c’était énorme!»

Gibson se souvient bien des dernières séries. Bien sûr qu’il aimerait répéter ces exploits. Ceci dit, le pilote d’expérience – il roule sa bosse depuis 15 ans dans le circuit universitaire – rappelle que bien des choses ont changé en moins de 12 mois.

«Nous avons perdu plusieurs joueurs clés. Tout est donc à recommencer. En gagnant la première partie chez nous mercredi, c’est certain qu’on améliorerait nos chances.»

Le gardien de première année des Gaels, Luke Richardson, a disputé les 28 matchs des siens cette année! Il montre un taux d’efficacité de ,908. À titre comparatif, celui du gardien des Patriotes Sébastien Auger s’élève à ,937, bon pour le deuxième rang du circuit.

«Nous ne pourrons pas rivaliser avec l’attaque de l’UQTR. Si nous voulons avoir du succès, il faudra limiter leur offensive. Pour les spectateurs, je pense que ce sera une série très excitante. Nos deux équipes ne se ressemblent pas beaucoup, mais si chacune exploite ses forces, nous aurons droit à du grand hockey.»

Aux jeunes de se lever

Si Gibson affirme avoir perdu plusieurs vétérans et entre en séries avec moins de bagages, les Patriotes, eux, amorcent le tournoi avec 15 recrues! Même Christophe Boivin, le meilleur attaquant de l’équipe depuis trois ans, ne compte que deux matchs éliminatoires au hockey universitaire. Le type avec le plus d’expérience dans le vestiaire des Patriotes, c’est le gardien Auger. Ça tombe bien, il connaît d’excellents moments par les temps qui courent. «Je n’ai jamais assisté à un match facile contre Queen’s en sept ans, alors oui, ça va prendre l’implication de tout le monde. On espère que l’énergie positive de la fin de la saison va se transporter en séries.»

Le match à Kingston mercredi est prévu pour 19 h 30.