Un peu d’espoir

COMMENTAIRE / Ceux qui espéraient voir Marc Bergevin réussir un coup d’éclat à la date limite ont été déçus lundi. À part un peu de jardinage, le flamboyant directeur-gérant a été discret.

Son équipe a livré une prestation du même genre face aux Flyers. Collectivement, on ne peut pas dire que l’inspiration était au rendez-vous. Des analystes ont mis ça sur le dos du stress engendré par cette journée folle dans la LNH. Ah oui? Il faut croire qu’à Columbus et Tampa Bay, les joueurs ont été moins secoués!

Pour ceux qui cherchent toujours du positif, vous pouvez quand même vous réjouir du brio de Noah Juulsen face aux Flyers. Lui, il a joué tout un match! Pour une deuxième fois en trois sorties depuis son rappel, il a dépassé le cap des 20 minutes de jeu. Bonne première passe, calme dans son territoire, allumé sur la ligne bleue ennemie, voilà un jeune droitier qui a su rapidement gagner des admirateurs. En espérant que d’ici la fin de la saison, Juulsen et Victor Mete soient utilisés à profusion dans le champ arrière.

Pour le reste, Julien devra y aller au mérite. Personnellement, je n’ai pas détesté voir Max Pacioretty moisir au bout du banc pendant la fusillade. Monsieur fait du boudin depuis des semaines. Encore lundi soir, le capitaine ne s’est pas trop décoiffé. Tant mieux si Julien a décidé de lui passer un petit message en fin de soirée.

Parce que l’attitude de Pacioretty en pleine tempête est indigne d’un capitaine. Le Canadien devra songer sérieusement à la possibilité de le dépouiller de son titre au cours de l’été, si Bergevin n’arrive toujours pas à le monnayer sur le marché des transactions. Qui sait d’ailleurs si Pacioretty ne serait pas soulagé par une telle décision. À San Jose, le manège a fonctionné pour Joe Thornton il y a quelques années.

Après le match, Pacioretty a évoqué que les dernières semaines avaient été difficiles pour sa famille et lui. Il disait être heureux de rester. À lui maintenant de le montrer sur la glace. Les bottines doivent suivre les babines, comme se plaisait à dire mon ancien patron Raymond Tardif!