Les Patriotes peuvent encore espérer terminer au deuxième rang du circuit.

Un objectif à la fois pour les Patriotes

TROIS-RIVIÈRES — Déjà qualifiées pour les séries, les Patriotes de l’UQTR ont maintenant un autre objectif dans le viseur, à l’aube du dernier week-end de la saison. Les protégées de Durnick Jean veulent s’assurer d’une place dans le top 3 du circuit universitaire provincial. Rien de moins!

Pour ce faire, les Trifluviennes (6-1-5) n’ont besoin que d’une victoire lors des deux prochains matchs. Leur première occasion se présentera vendredi lors d’une visite au Vert et Or de l’Université de Sherbrooke (2-8-2). En cas de triomphe, cela pourrait même mettre la table pour un match déterminant pour le deuxième rang du classement général avec le Rouge et Or de l’Université Laval (7-2-3), dimanche au stade Gilles-Doucet de Trois-Rivières. Un tel scénario relevait pratiquement de l’utopie en début de campagne!

«On veut d’abord se concentrer sur le premier match à Sherbrooke. On a déjà un gros enjeu, car on peut s’assurer du troisième rang. On s’occupera du match de dimanche quand on aura réglé celui de vendredi. Pas avant», lance sagement l’entraîneur-chef des Patriotes, admettant au passage que l’ambiance est fort positive dans l’entourage des Trifluviennes cet automne.

Ça se comprend. Il faut remonter à 1997 pour retrouver la dernière édition de l’UQTR à avoir participé aux séries en soccer féminin. «On a juste une défaite en 12 matchs. On joue bien. On sent beaucoup de fierté chez les filles. L’équipe a eu un gros boost de confiance en faisant match nul avec Laval en début d’année. Et les filles ont compris de quoi elles étaient capables en équipe quand elles ont fait match nul contre Montréal, il y a deux semaines.»

Près du top 10

Le rendement des Patriotes, au-delà des attentes, leur a même permis de faire partie des discussions dans la composition hebdomadaire du top 10 national. Sans avoir obtenu de place dans le classement officiel, les Patriotes font partie des équipes à avoir été considérées. Sur le plus récent relevé, deux équipes du RSEQ en faisaient partie, soit l’Université de Montréal (deuxième) et l’Université Laval (troisième).

«C’est loin d’être quelque chose à quoi on aurait pu penser avant de commencer l’année. C’est tout un honneur d’être considéré pour ce classement. Peut-être que si on accède au championnat canadien, on va y avoir notre place», admet Jean.

Deux billets pour les Nationaux

Justement, comme les Carabins de l’Université de Montréal sont championnes canadiennes en titre, le circuit québécois déléguera deux équipes au rendez-vous national de fin de saison. Le premier laissez-passer sera octroyé aux monarques du calendrier régulier tandis que le second appartiendra aux championnes des séries. S’il s’agit de la même équipe, les finalistes obtiendront alors le deuxième ticket pour le tournoi canadien.

D’où l’importance de terminer dans le top 3, question d’éviter la meilleure équipe du plateau en demi-finale.

Les gars s’accrochent

Du côté masculin, les Patriotes (4-4-2) s’accrochent toujours à l’espoir de s’insérer dans le tableau éliminatoire. Présentement classés cinquièmes, les équipiers de Shany Black accusent trois petits points de retard sur les Redmen de McGill (5-4-2), mais possèdent un match en main.

Les Patriotes vont d’ailleurs conclure leur saison régulière avec une visite à Sherbrooke (0-8-2) vendredi avant d’accueillir le Rouge et Or de l’Université Laval (6-2-2), dimanche.