Nathalie Lacombe

Un nouveau souffle à la FQBO

TROIS-RIVIÈRES — Le vent de changement qui s’est manifesté au cours des dernières semaines aura finalement soufflé très fort, ce week-end lors de l’assemblée générale de la Fédération québécoise de boxe olympique tenue à Trois-Rivières. En plus d’accueillir le Shawiniganais Tony Germain à la vice-présidence de l’organisme, le conseil d’administration a subi une véritable transformation avec l’arrivée de plusieurs nouveaux membres.

Du lot, on note l’élection de la Trifluvienne Nathalie Lacombe qui occupera désormais le rôle de présidente de la commission des officiels en plus de siéger au c.a. De son côté, Pascal Brabant a quant à lui été choisi pour occuper un rôle similaire pour les entraîneurs.

Ce trio viendra donc se greffer au président Pierre Chiasson et à la secrétaire-trésorière Ariane Fortin. Cette dernière faisait partie d’un mouvement qui souhaitait du changement à la tête de la FQBO. La grogne ciblait particulièrement le président ainsi que sa conjointe et vice-présidente, Diane Béchard.

Cette dernière, qui avait occupé le poste de présidente de 2012 à 2018, n’a d’ailleurs pas sollicité de nouveau mandat, préférant céder son siège à Tony Germain, qui a été élu par acclamation. Officiel aux Jeux olympiques de Rio en 2016, Germain est ravi de voir autant de sang neuf débarquer autour de la table.

«Notre initiative a convaincu les gens de se mobiliser. L’an dernier, il n’y avait qu’une quarantaine de personnes qui s’étaient déplacées pour voter. Cette fois, il y avait 110 membres votants. Ça démontre que tout le monde souhaitait un changement. J’ai hâte de travailler avec le reste de l’équipe pour restructurer la façon de faire de la Fédération.»

Tony Germain

Maintenant, il faudra voir comment l’arrivée d’un trio d’alliés au conseil d’administration se traduira dans les opérations de l’organisme. Germain, Lacombe et Brabant se sont clairement identifiés au clan de l’ex-championne du monde Ariane Fortin, laissant le président Chiasson dans son coin. «On va voir dès la première rencontre comment il va réagir. L’important, ça va être de travailler ensemble», assure Germain.

Par voie de communiqué, le président de la FQBO s’est d’ailleurs dit prêt à travailler de concert avec ses nouveaux collègues. «Je demande aux membres de mon conseil d’administration d’oublier nos différends et de s’unir afin d’offrir le meilleur encadrement possible aux athlètes québécois qui tenteront leur chance pour se rendre jusqu’à Tokyo 2020», a-t-il écrit, soulignant au passage la contribution des administrateurs sortants Denis Hince, Jaime Vargas et Diane Béchard.

Un calendrier structuré

Parmi ses priorités, Tony Germain souhaite notamment offrir davantage de transparence dans les décisions de la FQBO. «On va faire un suivi rapide de tout ce qui a été discuté ce week-end à l’assemblée générale. Mais avant tout, il va falloir mettre en place un calendrier régulier et structuré de rencontres. Il faut absolument que la Fédération devienne plus fonctionnelle et que les commissions puissent se mettre à l’oeuvre dans leur champ d’expertise», espère-t-il.

«Je veux aussi revoir la sélection des officiels. Il faut qu’il y ait une plus grande rotation pour les différentes compétitions», ajoute Germain.

À la commission des officiels, Nathalie Lacombe travaillera de concert avec Benoit Maltais, Jean-Martin Godbout, Martine Cantin et Patrick Boucher. «J’ai dit que j’allais travailler en équipe et je vais m’en tenir à ça, c’est certain. On souhaite redonner le pouvoir aux officiels en région et aussi travailler sur le développement des officiels. Mais par-dessus tout, on souhaite s’assurer que les règlements soient uniformes pour l’ensemble de la province, en conformité avec la réglementation de Boxing Canada, pour que notre Fédération redevienne une des meilleures au pays.»

Enfin, la commission des entraîneurs sera composée de Pascal Brabant (président), Sébastien Gauthier, Danielle Bouchard, Steve Choquette et Michel Desgagné.

«Ce sont des gens d’expérience et de grande qualité. Les élections, c’était une première étape. Maintenant, on doit se retrousser les manches. Je suis conscient qu’il y a beaucoup de travail à faire. Mais c’est un défi très stimulant», indique le nouveau vice-président Tony Germain.