Après une longue dernière saison chez les juniors, les triathlètes Filip Mainville et Pavlos Antoniades, étudiants au Collège Laflèche, se concentrent présentement sur leurs études avant de faire le saut chez les seniors.
Après une longue dernière saison chez les juniors, les triathlètes Filip Mainville et Pavlos Antoniades, étudiants au Collège Laflèche, se concentrent présentement sur leurs études avant de faire le saut chez les seniors.

Un nouveau défi pour Antoniades et Mainville

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Après des carrières juniors ponctuées de plusieurs réussites, les triathlètes Pavlos Antoniades et Filip Mainville gradueront chez les seniors la saison prochaine. Habitués de faire face à l’adversité dans la pratique de leur sport, les deux étudiants-athlètes abordent ce nouveau défi avec confiance et réalisme.

Rencontrés dans le hall d’entrée du Collège Laflèche pendant leur heure de dîner, les deux amis lancent d’entrée de jeu que leur focus est présentement sur les études et la récupération à la suite de leur dernière saison, qui s’est conclue à la fin du mois de septembre par une participation à une épreuve de la Super league triathlon sur l’île de Jersey au Royaume-Uni. Rappelons que les deux jeunes hommes avaient pris part au Championnat du monde quelques semaines auparavant. Ralenti par une blessure pendant une bonne partie de la saison, Antoniades avait terminé au 16e rang après avoir obtenu la huitième place l’année précédente, alors que Mainville avait conclu l’épreuve au 28e échelon à sa première participation.

Néanmoins, les deux protégés de l’entraîneur Pascal Dufresne ont déjà une petite idée de ce à quoi ressemblera le calendrier de leur première saison dans cette nouvelle catégorie. En fait, il ne sera pas très différent de ceux des années précédentes. Il devrait notamment être lancé par deux courses en Floride au mois de mars, auxquelles prendront part les meilleurs triathlètes américains. Par contre, leurs rivaux ne seront plus des adolescents, mais bien des hommes âgés de 19 ans et plus.

«Ça entraînera tout de même une adaptation, même si on sait un peu à quoi s’attendre. L’an dernier, je travaillais vraiment pour aller au Championnat du monde. Cette année, je vais plus voir comment la saison va se passer», mentionne Mainville, un Montréalais qui s’est établi à Trois-Rivières il y a maintenant un an afin s’entraîner sous la gouverne de Dufresne.

Antoniades ajoute quant à lui que le fait qu’ils compétitionnaient déjà en compagnie des seniors lors des courses continentales, mais que leurs noms se retrouvaient dans des classements différents, facilitera leur adaptation.

«Les seniors dans les Amériques, on les connaît déjà. Ce sera sur la scène mondiale, si on se qualifie pour le Championnat du monde, que ce sera différent», indique-t-il, avant de préciser qu’ils pourraient également prendre part à des courses de distance olympique. Jusqu’à maintenant, ils ont seulement été en mesure de démontrer leur savoir-faire sur la distance sprint.

place à l’université

En plus du chapitre de leur carrière sportive qui vient de se terminer, les deux étudiants-athlètes tourneront une autre page importante dans quelques mois, soit celle de leurs études collégiales. Ils ont d’ailleurs déjà une bonne idée du chemin qu’ils veulent emprunter lors de leur parcours universitaire respectif. Alors que Mainville envisage sérieusement la possibilité de poursuivre ses études en droit, Antoniades aimerait quant à lui se diriger vers la médecine. À la lumière des notes qu’ils ont obtenues depuis leur entrée au collégial, les deux jeunes hommes sont confiants d’être admis dans le programme constituant leur premier choix.

Tout comme son ami et compagnon d’entraînement, Antoniades est bien conscient que le mariage entre sport de haut niveau et des études dans des domaines aussi demandant que le droit et la médecine nécessite de la rigueur et une grande discipline.

«Pour moi, les études et le sport sont super importants. Je sais que c’est possible d’arrimer études en médecine et sport de haut niveau et je travaille en ce sens. Mais je vais évaluer tout ça une année à la fois et voir comment je me développe. C’est une longue carrière et regarder trop loin [n’est peut-être pas une bonne chose]», philosophe le jeune homme.