C’est la Finlande qui a remporté le tournoi en s’imposant en finale contre l’Allemagne.

Un Mondial junior... version atome!

TROIS-RIVIÈRES — La Finlande s’est imposée contre l’Allemagne, lundi après-midi, lors du match ultime du Championnat mondial junior de hockey. Petite précision chers lecteurs: il n’est pas ici question du véritable tournoi qui s’est conclu dimanche en République tchèque, mais bien d’un tournoi trois contre trois auquel ont participé tous les joueurs des équipes atome BB et AA de la structure intégrée de la Mauricie... et qui se voulait un clin d’œil à la prestigieuse compétition qu’a remportée le Canada.

C’est dans une formule ludique et axée sur le plaisir que les jeunes joueurs et joueuses provenant des quatre coins de la région ont renoué avec leur sport après la pause des Fêtes. Divisés en 12 équipes équilibrées représentant différentes nations qui prennent généralement part au tournoi suivi par les amateurs de hockey chaque année, les participants ont notamment eu l’opportunité d’évoluer en compagnie de coéquipiers qui sont souvent leurs adversaires.

Pour Daniel Paradis, responsable de la structure intégrée des Estacades, ce tournoi – qui en était à sa sixième édition – a comme objectif de faire vivre une expérience différente aux jeunes hockeyeurs. Sous recommandation de Hockey Québec, toutes les structures intégrées – qui sont implantées dans les régions où l’on retrouve des équipes midget AAA – tiennent des activités similaires. En Mauricie, on a décidé que les joueurs de niveau atome allaient y participer, lors de la journée pédagogique précédant le retour en classe après le congé des Fêtes.

«Ici, ce sont les atomes qui jouent, car on a jugé que les équipes atome AA et BB constituaient la porte d’entrée du pee wee AAA. On veut donc développer un sentiment d’appartenance chez les jeunes. Ça fait donc partie de notre plan de la saison», explique M. Paradis.

À en croire les sourires qu’on pouvait voir sur les visages des jeunes garçons et filles qui déambulaient frénétiquement, patins aux pieds pour la plupart, dans les corridors et autour de la patinoire de l’aréna Jean-Guy-Talbot, ce tournoi a été une réussite.

Alors que la plupart des jeunes adeptes de notre sport national ne conféraient pas beaucoup d’importance au pays qu’ils représentaient, c’était un peu différent pour Frédéric Bergeron, qui s’alignait pour les États-Unis. Fils de l’ancien hockeyeur professionnel Marc-André Bergeron, il est né au Minnesota alors que son père jouait pour le Wild. Il possède donc la nationalité américaine en plus d’être Canadien.

Les joueurs de la Finlande étaient très heureux de leur victoire.

«C’est cool comme style de tournoi. Ce n’est pas la même chose que lorsque l’on joue à cinq contre cinq. On a vraiment plus le temps de voir le jeu se développer», soutient le jeune garçon, avec aplomb.

De son côté, le paternel indique qu’il apprécie voir les jeunes hockeyeurs de cet âge évoluer dans une telle formule. Il va même jusqu’à dire qu’il aurait aimé participer à ce genre de tournoi dans sa jeunesse.

«C’est une bonne chose de tous les mélanger comme ça. Ça leur permet de se comparer et de développer des amitiés. Avant, il y avait des rivalités qui commençaient très tôt. Je ne suis pas sûr qu’un tel tournoi aurait pu être possible», raconte-t-il.

Coéquipier de Bergeron avec les Cataractes de Shawinigan à la fin des années 1990 avant de graduer chez les Patriotes de l’UQTR, Philippe Deblois abonde dans le même sens que celui qui a roulé sa bosse pendant une dizaine d’années dans la Ligue nationale de hockey avant de conclure sa carrière professionnelle avec un séjour de trois ans en Suisse.

«C’est vraiment merveilleux. C’est le fun de les voir jouer comme ça», lance celui dont la fille, Tatiana, participait aussi au tournoi. Son fils aîné y a quant à lui pris part il y a quelques années et agissait à titre de bénévole cette fois-ci.

Plusieurs membres des formations pee wee AAA et midget espoir ont d’ailleurs mis la main à la pâte afin de faire de cette journée une réussite. Alors que certains se trouvaient derrière le banc afin de prodiguer des conseils aux participants, d’autres ont joué les rôles d’arbitre, d’annonceur ou de marqueur. Des entraîneurs oeuvrant dans la structure intégrée ont également donné un coup de main.

Tatiana Deblois et Frédéric Bergeron, que l’on voit ici en compagnie de leurs pères et anciens hockeyeurs Philippe Deblois et Marc-André Bergeron, ont pris part au tournoi.

«C’est important que nos joueurs plus vieux fassent du bénévolat et ça permet aux plus jeunes de voir qu’il peut y avoir un bel aboutissement [à leurs efforts]», précise Daniel Paradis.